La perception que l’on a du comportement de ses parents se modifie avec l’âge et c’est ainsi que petit à petit l’on commence à mieux comprendre leurs actions et leurs décisions. Mais que se passerait-il si au moment d’arriver à la maturité nécessaire pour comprendre des actions parentales que l’on désapprouvait au départ, on coupait tous les ponts, figeant ainsi ce processus de compréhension en plein berceau de l’adolescence. C’est ce qui arrive à Yoichi, qui en désaccord total avec les actions de son père, quitte le domicile parental avant de vouloir/pouvoir comprendre son père. Ce n’est que 30 ans plus tard, lors de l’enterrement de son père, que ces yeux et son coeur s’ouvriront sur la véritable nature de son père. L’addition sera lourde pour Yoichi et ses 30 années d’aveuglement/isolement. Si le scénario est moins original que celui de Quartier Lointain, ce chef-d’oeuvre n’en est pas moins émouvant. Une ode à la famille, une prise de conscience et la douleur d’un homme qui ne rencontre son père qu’après la mort de ce dernier. Emouvant, attention aux larmes.
Si après avoir lu ce récit, les plus récalcitrants à l’univers de la BD pensent encore qu’il s’agit d’un art mineur, c’est que ce monde leur restera toujours fermé ! Jiro Taniguchi est un dessinateur hors pair ; ses dessins sont sobres, clairs et précis. Mais à cette qualité s’allie aussi un art du scénario extraordinaire. Jiro Taniguchi est originaire de Tottori , ville qu’il a choisi pour être le décor de cette histoire remplie de nostalgie mais aussi profondément humaine. En 1952, la ville a été détruite en grande partie par un incendie qui a aussi été le déclencheur d’une catastrophe familiale pour le petit Yoichi. Alors que son père était un coiffeur renommé , celui-ci doit repartir à zéro après l’incendie qui n’a laissé de son salon et de sa maison qu’un tas de cendres . Il « ouvre », dans un premier temps, un salon à l’air libre avant d’accepter le prêt de sa belle-famille pour racheter une boutique. Le père travaille tous les jours du matin au soir pour rembourser au plus vite. Alors qu’il fait cela pour sa famille, sa femme pense qu’il la néglige et trouve attention ailleurs ! Elle abandonne mari et enfants, et le jeune garçon se met à mépriser son père qu’il juge responsable. Ce récit est donc surtout celui d’une relation ratée entre un père et un fils parce que ce dernier , avec l’impétuosité de la jeunesse, n’a pas su voir quel homme était on père ! L’émotion de la fin du récit risque de vous laisser échapper une petite larme, tant c’est beau , …dur mais beau!
La série la plus émouvante que j'ai jamais lu. j'en ai eu la larme à l'oeil quand je l'ai lu, ce qui ne mettait jamais arrivé en bd!! Jamais je n'ai vu un récit aussi simple, apaisé et en même temps aussi riche en émotion. Taniguchi ne parle que de choses très simples en apparence mais qui arrive à nous toucher profondément. Un authentique chef-d'oeuvre.
EXCEPTIONNEL. Très abordable en plus pour les gens qui n'ont pas l'habitude des mangas, la série peut constituer une bonne entrée en la matière.
Avis d'invité annette
19 Fevrier 2002
toujours aussi bon pr le final des souvenirs d'un jeune garçon qui se rememore les moments de sa jeunesse ...
Un album emouvant qui conclut merveilleusement cette serie