Les jours de Peter Capek sont comptés. Un homme Milan Kolas a d’excellentes raisons de vouloir en finir avec lui, il veut le tuer et est près à tout pour arriver à ses fins. Gillen et un futur ancien commissaire ont enfin comprit la technique qu’emploie Johann pour tuer. Christof, bras droit de Johann rencontrera Eva sous un jour qu’il ne connaissait pas. Mais surtout, on connaîtra enfin le lien entre Franz Bonaparta et les jumeaux.
Ce tome est génial, intrigue, rebondissement, dénouement tout y est. Quelques fractions du passé des jumeaux restées obscures à nos yeux nous sont enfin dévoilées. J’ai apprécié la manière que Johann employait pour donner le nom de ses victimes à leur meurtrier respectif. On plonge ensuite dans la vie privée du « Bébé ». Tout va très vite, Urasawa tient en haleine sont lecteur avec un tome dynamique. Et comme à son habitude, Urasawa laisse le meilleur pour la fin…
Cet opus est excellent, toutes les qualités requises pour un bon tome sont présentes ici.
La série touche bientôt à sa fin, le 17e et dernier volume devrait sortir en décembre 2004 et cependant ,le suspens est toujours maintenu et si on voit des pistes se dessiner, on se doute fort que l’auteur saurait encore une fois retourner la situation. Le docteur Tenma se rapproche de plus en plus de Johann, le jeune enfant qu’il a sauvé et qui, par la suite, est devenu un serial killer. Mais Johann est–il vraiment le monstre qu’on nous dépeint ? Ne serait-il pas une marionnette parmi d’autres ? Comment son cœur d’enfant a t-il été perverti ? Sa sœur est-elle la partie "Yang" ? A travers cette histoire, l’auteur se penche sur la condition humaine et sur la valeur de la vie. Certaines vies en ont-elles plus que d’autres ? Doit-on éliminer ceux qui nuisent aux autres, comme le fait cet étrange conducteur de taxi qui ne supporte pas le manque de respect et de courtoisie de ses clients et qui, tout simplement, les élimine ?
L’autre point fort de ce manga est sa qualité graphique. En noir et blanc, sur du papier de piètre qualité, l’auteur sait rendre la beauté des ruelles du vieux Prague ou encore la magnificence d’une Mercédès roulant sur une route de campagne. Son dessin précis est très proche d’une photographie ! Cette série est dangereuse dans la mesure où on devient vite accro ! Je n’ai pas hésité à investir dans les 16 volumes, sachant que je les relirai sous un nouvel éclairage dès que j’aurai la fin de cette histoire ! En les prêtant, j’ai aussi déjà fait des adeptes,