Nos héros tentent de récupérer le grimoire de Venoncius, espèce d’encyclopédie des Stryges, et doivent pour cela lutter contre le lieutenant Reese, qui s’avère être le bras droit de Sandor G. Weltman. Mais, Kevin, Debrah et Jill sont également contactés par Cylinia et son frère Abeau, qui proposent de joindre leurs forces afin de vaincre leur ennemi commun : l’énigmatique Sandor G. Weltman.
Dans ce tome Eric Corbeyran, s’amuse à distiller à petites doses des zones d’ombres afin de tenir le lecteur en haleine et à tisser son univers de Stryges en référant habilement aux autres séries Stryges (Le Clan des Chimères et Le Maître du Jeu).
Si le suspens est habilement soutenu on peut regretter de ne pas encore avoir vu un Stryge apparaître dans ce nouveau et avant-dernier cycle. Mais bon, vu qu’il y a encore dix albums de prévus, ils ont encore le temps de s’échauffer la voix en coulisses pendant un certain temps avant de venir chanter en surface ces fameux Stryges !
Tout à fait d'accord avec JC, sur tout ! Il aurait mieux valu s'arrêter que de faire un second cycle de ce niveau. Espérons que Corbeyrand va se reprendre : j'ai viré tous les Van Hamme de ma collection, je ne voudrais pas faire pareil avec lui.
Avis d'invité dnartreb
15 Juillet 2004
C'est toujours avec plaisir que je retrouve cette série. Cependant sur ce tome 8, j'avoue que je reste sur ma faim. En fait, plusieurs détails me chiffonnent, à commencer par l'augmentation du format en cours de série pour faire payer plus cher l'acheteur (Delcourt est habitué, ils ont fait le même coup avec "Ce qui est à nous", par exemple). Mais si la qualité suivait, cela passerait quasiment inaperçu. Le vrai problème, c'est que le scénario baisse en qualité. Corbeyran utilise des recettes plutôt faciles, genre je-te-dévoile-tous-les-rouages-et-répond-à-toutes-tes-questions-parce-que-je-vais-te-tuer-mais-je-rate-et-c'est-moi-qui-me-fait-tuer. Honnêtement, c'est un peu facile. Heureusement, il reste toujours le découpage "cinématographique" complètement hallucinant qui arrive malgré tout à tenir le lecteur en haleine, et l'histoire avance encore bien. On espère alors que c'est juste une légère baisse de régime dans ce volume, et non une tendance qui se confirmera dans les prochains tomes. Mais espérons aussi que les auteurs sauront s'arréter à la fin de ce second cycle pour ne pas faire du chant des stryges une nouvelle série sans fin et de Corbeyran un nouveau Van Hamme.