Teze vient d’Afrique, adopté par M. et Mme Egée, il est venu en France il y a 20ans. Aujourd’hui ministre, il doit gérer une grave crise sanitaire. Il cherchera d’abord à comprendre ce qui a provoqué cette crise et surtout comment peut-il contrer ce phénomène.
Alcante m’a déçu par ce tome, non pas par le manque de dynamisme, mais plutôt à l’originalité du scénario. Il y a en effet peu de surprise dans ce tome, mais surtout le sujet m’a déplu car je trouve que l’auteur ne s’est pas assez éloigné des sentiers battus. Par ailleurs, il y a beaucoup d’explications, on lit parfois des détails techniques, inintéressant pour ma part, cela coupe le dynamisme et rend de ce fait l’opus moins captivant. De plus l’opus m’a déçu car j’en attendais beaucoup de ce péché capital. En effet, la « gourmandise » est le péché le plus intéressant et la déception et la frustration est en conséquent d’autant plus forte. Coté illustration, je n’ai pas particulièrement apprécié les dessins de Dupré. Ses dessins sont réalistes, mais pour une raison que je ne pourrais définir, le visage des protagonistes me déplaisent (excepté celui de Teze).
Un opus décevant dont le principal défaut est le manque d’originalité.
D’un côté l’image d’une vache toute maigre vivant en liberté dans un pays torturé par la famine et la sous-nutrition et de l’autre l’image d’une vache élevée dans un espace restreint afin de produire le plus de nourriture possible pour un nombre limité de personnes suralimentées. Ces deux images montrent le déséquilibre écœurant entre deux parties du globe et démontrent surtout que si la stupidité ne tue pas, la famine et l’exploitation excessive et purement commerciale de notre échelle alimentaire se chargeront de le faire. Ce troisième volet de la série ne laisse pas indifférent les grands consommateurs que nous sommes car il aborde un sujet d’actualité (la vache folle) et une consommation qui s’avère vitale : la nourriture. Si cette dénonciation des outrances de la rentabilité alimentaire est pour ma part très réussie, bien illustrée et documentée, les puristes pourront regretter que cette dénonciation d’une des facettes de la commercialisation extrême soit faite par une série des plus commerciales ...
"La gourmandise" est le troisième thème abordé par la série Pandora Box que j'apprécie de plus en plus !Pour moi, la gourmandise, c'est une grosse glace recouverte de Chantilly ou un plateau de chocolats fins mais les auteurs ont choisi de parler du commerce de la viande et de l'épidémie d'ESB ( encéphalopathie spongiforme bovine), plus connue sous le nom de "maladie de la vache folle".La détresse du monde paysan est magnifiquement rendue par la page 14 avec ses couleurs si printanières, si vives, si gaies et pourtant la vache s'écroule, la bave au museau...ou encore par la fillette qui veut sauver son jeune veau du gigantesque charnier bovin (pages 34.35)! Et dire que pendant ce temps, d'autres gens, sur d'autres continents meurent de faim . Le panorama du monde de "la bouffe" est tellement vaste qu'il est difficile de tout cerner mais les auteurs ont su faire le bon choix en offrant à travers le jeune Tézé un pont entre l'Afrique et les pays riches !