Hermann Hermann Hermann Editeur :Dupuis Collection : Repérages Isbn : 2800136634 Octobre 2005 - 48 Pages
L'histoire :Alors que Jeremiah et Kurdy se la coulent douce au bord de l’eau, Kurdy sauve de la noyade une jeune femme qui a fui la communauté puritaine dans laquelle elle vit et qui est manifestement terrorisée à l’idée d’y retourner. Jeremiah et Kurdy la raccompagnent. Ils découvrent un groupe vivant en autarcie et, comme souvent, il leur est rapidement signifié qu’ils ne sont pas les bienvenus.
Sens communs ôtés Jeremiah et Kurdy découvrent une communauté vivant en autarcie et, comme souvent, il leur est rapidement signifié qu’ils ne sont pas les bienvenus.
Cet album m'a laissé la même impression que les précédents : je me suis laissé tenté, le dessin est toujours aussi hermanien, mais le scénario est un peu léger.
on a l'habitude des façons qu'Hermann a d'utiliser l'emporte-pièce: ça donne des dialogues assez... tranchés. on le sait quand on achète (on espère parfois qu'il mettra de l'eau dans son vin, mais le bonhomme a déjà prévenu que non !).
reste le dessin, toujours aussi fort. heureusement.
Dans l’ombre d’un port, un petit village coupé du reste du monde où cohabite une étrange communauté. La Bible est le seul livre autorisé, beaucoup aimeraient s’enfuir mais le grand maître Jason contrôle tout.
Milova est sauvée de la noyade par Jeremiah et Kurdy en essayant de fuir le village et c’est la peur dans l’âme qu’elle rejoint le port brumeux en compagnie de nos deux compères. Il est vite évident que les étranger ne sont pas les bienvenus dans le coin et certainement pas deux têtes brûlées comme Jeremiah et Kurdy.
On retrouve dans ce 26ème tome une ambiance chère à Hermann : un décor mystérieux et brumeux, une secte aux personnages louches et la désolation à perte de vue. Et au milieu de cette ambiance typique, débarquent nos deux alcolites. Ils n’ont peur de rien, les dialogues qu’ils échangent sont toujours aussi marrant et s’ils ont un plan pour se sortir de ce merdier il sera de toute façon foireux.
Le dessin de Hermann est comme d’habitude irréprochable. Les tons gris plongent le lecteur dans la brume de ce port désolé. Même les habitants du village n’ont pas le droit de porter des couleurs, ce qui accentue encore plus le manque de couleurs de plusieurs planches et contribue à l’ambiance mystérieuse. On tourne la page et voyant les couleurs, c’est presque simultanément avec Kurdy qu’on se dit : mais qu’est-ce que je suis venu foutre dans ce bled.
Mais si le dessin de Hermann reste exemplaire et les dialogues très plaisants, l’intrigue n’a rien de neuf, n’accroche pas plus que ça et les rebondissements sont rares. Néanmoins, il faut également avouer que peu de séries parviennent à garder un niveau aussi élevé après tant de tomes, mais cela ne devrait évidemment pas être une excuse.