je n'ai pas aimé cet album qui décrit l'enfermement des "riches" dans de "jolis" ghettos dorés conçus pour eux, par eux... je n'ai pas aimé parce que c'est, à mon avis, très caricatural... personnages outrés, assez manichéens assoicié à un dessin de Mourier peu convaicant ... une "étoile", juste parce que quelquefois, à des passages rares on retrouve le Christin des "phalanges de l'ordre noir", le Christin de la grande époque, un peu d'épique et de grandiose dans la mise en scène de la chasse à l'homme entre autre...
la belle-mère alcoolique, les parents asiatiques coincés, les gros qui se goinfrent, le vilain petit blond au look d'aryen,etc etc... Christin ne s'est pas trop fendu d'originalité pour dépeindre ses personnages, ça ressemble à une caricature cette galerie de méchants riches reclus. Reste le dessin de Mounier très agréable mais un peu figé. A mon avis, un album qui ne restera pas dans les annales...
Comme il est difficile de parler du mal- être des riches ! Pourtant, la sagesse populaire le sait depuis longtemps "l'argent ne fait pas le bonheur" ..."mais il y contribue" ajoute celui qui souhaiterait être plus riche. Cet album est moins manichéen qu'il n'y paraît ! La première interrogation a lieu devant cette couverture toute en opposition: le titre se décline en lettres de couleur imitant le drapeau américain, mais le rouge coule comme du sang, puis les personnages posent pour une photo qui symbolise le mélange culturel de la population américaine. Nous sommes donc aux Etats Unis, dans des banlieues pour riches qui ont choisi de se couper du reste de la population derrière des murs, des vigiles, un système de vidéo-surveillance etc... bien que disposant de structures sportives, de bois, de stand de tirs, de luxueuses maisons avec piscine, de centres commerciaux, les jeunes de ces banlieues s'ennuient... et quand on s'ennuie , on fait souvent des conneries. La plus grosse sera commise par un jeune blond, vivant auprès d'un père richissime mais handicapé et d'une belle-mère égoïste. Ce garçon rêve d'un retour du troisième Reich, il s'est procuré via internet des armes et des uniformes... Et pourtant, l'intégration semblait réussie dans ce "paradis artificiel", car la couleur de la peau n'importait plus si on avait fait fortune. En revanche, le pauvre livreur mexicain n'est qu'un "pancho" de plus dont il est inutile de connaître le vrai nom ! Les dessins sont très réussis, les personnages sont tous typés, voire caricaturaux, les couleurs et les décors sont ceux de la geaité, du paradis , de la facilité. Mais une fois, l'album refermé, on retiendra surtout un sentiment de malaise , né de ce gâchis, de cette incompréhension, de cette intolérance des uns envers les autres ! le Paradis, ce n'est pas pour demain !
L'ambiance de ce premier volume est... malsaine. Les gens enfermés, ou barricadés plutôt, dans le "paradis sont tous des nantis, vivant reclus du monde qu'ils exploitent. Au milieu de celà, leurs enfants, tous plus ou moins atteint de folie légère, vivotent dans leurs craintes d'ados. Un premier tome surprenant de par son thème. Le trait, s'il n'a rien d'original, est de bonne facture. Les couleurs sont délicatement consensuelles pour mieux rendre l'aspect du "paradis". Interressant.