Alcante H. Henriet Usagi Editeur :Dupuis Collection : Empreintes Isbn : 2800137460 Octobre 2005 - 48 Pages
L'histoire :Deux ouvriers découvrent qu'ils sont des machines. L'ordre social est garanti par l'inertie de machines conditionnées. Une parabole sur le libre arbitre.
De bonnes idées dans un scénario un peu décevant.
Tibor travaille dans une entreprise dont M. Almighty est le PDG. Les conditions de travail comme son salaire sont misérables et pourtant selon Tibor il n’a pas le choix, c’est la vie. Après une électrocution, son patron l’emmène pour une soit disante examination.
Contrairement aux autres tomes, ce tome se situe dans le futur, c’est l’une des seules choses que je peux reprocher à cet opus. Comme c’est parfois le cas aujourd’hui, les conditions dans les entreprises sont mauvaises, les gens sont mécontents, manifestent puis font grèves. La conception qu’Alcante a de notre société est bien réel et peut nous faire craindre le pire. Le scénario nous fait trembler tant il est excellent avec une fin splendide. Bien que le nombre de paysage et de décors soit restreint, les dessins de Henriet sont particulièrement beaux. Les dessins des visages sont un peu moins bons que dans d’autres tomes de la même série, un manque de traits. Parfois les émotions de Tibor sont moyennement illustrées, mais d’un autre coté j’ai bien apprécié le portrait du « bras droit » d’Almighty.
Un scénario futuriste excellent, on observe que le talent d’Alcante ne faiblit pas au fil des tomes, ça fait plaisir.
J’aime vraiment cette série qui joue avec les mythes et les péchés de notre civilisation. Cet album est un des plus réussis. Il est un brin futuriste , puisqu’il parle d’androïdes mais nous décrit une société très proches de la nôtre, dans laquelle on aurait semé quelques androïdes parmi les humains afin de refréner l’instinct de rébellion de ces derniers. mais qu’arrive t-il quand ce sont les androïdes qui décident de ne plus jouer le jeu ? Le dessin sobre, les lignes épurées nous laissent envisager un monde futur dans lequel tout est aplani, dans lequel l’originalité et l’esprit d’initiative ont disparu.