Le retour de largo Largo se retrouve en Chine pour signer une importante alliance aéronautique la Tsai industries. Mais la principale raison de son voyage est une dette contractée il y a quelques temps en Birmanie, auprès d’une mystérieuse Triade…
Contrairement à certains bédéphiles, je ne me lasse pas de Largo Winch et suis toujours heureuse de retrouver une aventure de l'héritier intégre dans un monde de requins.Il est vrai que certains épisodes sont moins plaisants que d'autres mais celui-ci fait partie de ceux qui font rebondir l'histoire puisqu'il se réfère à la dette qu'avait contractée Largo avec les triades asiatiques pour libérer son gaffeur d'ami, qui lui aussi reste fidèle à lui-même. les dessins sont toujours aussi magnifiques, le dessinateur montre aussi son interêt pour les véhicules mythiques comme la 4L verte grenouille, ou d'autres beaucoup plus modernes.Le même soin est apporté aux décors qu'il s'agisse du tranquille port de Saint Tropez, de la baie de Manhattan ou d'un temple bouddhiste.
pas mal...ceci dit, le scénario manque un peu de cohérence...
Avis d'invité petitout
9 Avril 2007
De nombreuses choses ont déjà été écrites sur « Largo Winch » et notamment qu'il serait temps de mettre un terme à cette série. Pour ma part, je vous le dis l'excellent scénariste qu'est Jean Van Hamme continue à nous emballer avec le quinzième opus de cette succes-story.
Notre aventurier préféré est à nouveau plongé dans un sac d'embrouilles, contraint d'honorer une dette contractée envers une triade chinoise. Jean Van Hamme prouve, si besoin était, qu’il n’a pas perdu la main et développe un opus très convainquante dans lequel le lecteur est entraîné à un rythme soutenu. Cette fois ci, l'histoire est moins orientée finance ou stock-options et beaucoup plus sur une intrigue d'aventure pur jus. En outre, l'auteur renforce la consistance de son propos en nous gratifiant de petits passages destinés à nous dévoiler une partie du passé de notre "milliardaire en baskets". A cette occasion, l'humanité et la fragilité de Largo sont mises en avant pour casser une image qui aurait pu devenir par trop manichéenne.
Sur le plan graphique, le dessin de Philippe Francq est comme d'habitude efficace et dynamique. Son trait réaliste fait des merveilles aussi bien dans les scènes d’action et les poursuites de véhicules que pour les plans d'intérieur. Les couleurs informatiques de Fred Besson, qui remplace Marie-Paule Aluard, sont également de bonne facture.
Suite et fin du diptyque dans "La Voie et la Vertu" en cours de préparation.
Bon, alors disons le tout de suite : après quelques tomes en dessous de tout ou presque (les dyptiques de Voir Venise et Shadow), Van Hamme tente de revenir à ce qui faisait le succès des premiers albums de Largo, avec un gros complot et un mélange d'action, de trahisons et de magouilles. Le résultat est que la qualité de la série remonte d'un cran ; par ailleurs, le dessin reste très bon.
Malheureusement ça commence sérieusement à devenir répétitif, parce que pour le scénario la recette est toujours la même. J'en rappele le principe pour les novices : les albums se lisent par deux, dans le premier le piège se met en place, les méchants commencent par gagner et quand arrive la dernière page Largo est dans la panade ; dans le deuxième, Largo redresse la situation, et les méchants en sont pour leurs frais. Un Largo toujours égal à lui même, d'ailleurs, sans aucune évolution : toujours loyal, courageux, rebelle, indépendant, et depuis plusieurs albums déjà monolithique et fade. De ce côté là, ce tome 15 ne présente aucune nouveauté, et suit ce schéma au pied de la lettre. De plus, le rhytme du récit deviens curieusement faiblard : j'ai refermé l'album avec l'impression qu'il ne s'y était pas passé grand chose, et j'avoue même que je me suis un peu ennuyé en le lisant.
C'est dommage, parce que l'idée de la dette contractée au tome 8 qui ressort brusquement était bonne, et laissait espérer quelque chose de neuf. Au lieu de quoi on retombe dans l'histoire habituelle. Comment gâcher une bonne idée.
Donc pour résumer, un album potable, mais sans plus.