Bleu comme la couverture, bleu comme l'océan sans fond dans lequel chaque personnage semble perdre une partie de ses rêves et de son insouciance. Comme les bleus à l'âme que la vie nous laisse à chacun en fonction de notre vie. Un seul regret : la disparition du frère qui me laisse sans nouvelle de leur relation. C'est peu en regard de l'immensité de cette courte série. 5 étoiles donc.
Ce dernier tome est également le plus noir et le plus pessimiste de la série. "Le monde va mal" semble être le leitmotiv de cet album. Le pire c'est qu'on ne voit même pas de lumière au bout du tunnel. Et ce dialogue désabusé qui s'instaure entre Marco et cet ouvrier de la France d'en bas nous plonge dans une ambiance étrange et nous met mal à l'aise. Continuer à planter des clous... malgré tout. C'est ce que semble vouloir nous dire Larcenet. Et pourtant si on cherche bien, on verra la petite lueur incarné dans la fille de Marco, car c'est bien là la seule petite lueur d'espoir qu'on peut distinguer ici : nos enfants.