bon, autant j'avais plutôt conquis par le sursis et le corbeau, autant celui-ci me laisse assez froid (pour l'instant) ; les personnages sont assez prévisibles (le notable, "régulier" de la belle ; le jeune et rebelle espagnol, etc.) quant à la partie "tranchées", je suis actuellement dans "putain de guerre" de tardi et verney, c'est d'un autre calibre, je pense, ça bouleverse, ça choque... chez gibrat, c'est trop "beau", trop esthetique. alos, attention, qu'on se comprenne bien : ça reste de la bonne BD. MAis sans plus. Je range ça aux côtés de titres comme "magasin général"... bcp de talent, travail magnifique... mais romancé, prévisible... je préfère les titres qui gratouillent un tantinet plus ! dommage.
Voici, en effet, un projet ambitieux plutôt réussit. Comment parler une fois encore -n'y voyez pas de reproche- de la guerre de 14 après les brillants maitres -dont Tardi qui annonce encore (toujours pas de reproche) sur le sujet ? Et bien Gibrat, plutôt spécialiste de portraits de femmes, plus ou moins coquins, y entre pas l'amour... et cela fonctionne, plutôt pas mal. Son Mattéo, fils d'anarchiste espagnol réfugié en France, s'engage dans la tuerie pour l'amour d'une de ces héroïnes dont Gibrat a l'habitude. Ce tome, introduction à une série, promet... et j'attends de voir ce que donne son développement. En tout cas c'est très humain, touchant, lyrique par moment... un bon cru de rentrée.