En une trentaine de dessins, Jano dépeint la ville au pain de sucre et au plus prestigieux de tous les carnavals. Si son regard s’arrête sur des lieux aussi mythiques que la plage de Copacabana ou le stade de Maracana, il prend également le temps de décrire les petits bistrots de quartier la nuit, l’aqueduc qui amène le tramway au centre ville hyper bétonné ou l’atmosphère délétère des favelas
N’ayant jamais posé le pied sur le sol brésilien, je suis assez mal placé pour décréter si ce routard aux pinceaux de Jano rend fidèlement l’âme de la mégalopole brésilienne, comme il avait sut le faire avec notre capitale dans son précédent carnet « Paname ». Toutefois ce qui est certain, c’est qu’il y a de la magie dans ses aquarelles. : les paysages sont précisément rendus mais surtout avec une vie, une mise en scène, une quotidienneté qui vous donnent l’impression à la fois de voir les dessins vivre et d’être au cœur d’une bande dessinée. Les gueules des personnages sont typiques du style de Jano et en même temps elles collent à merveille au cadre décrit, que ce soit les filles des plages ou les membres de gangs des favelas. Beaucoup plus qu’un simple album d’images touristiques.
Dommage que ces trente petits bijoux soient proposés à un prix qui risque de dissuader une partie de son public potentiel !
Je suis un \"carioca\" (quelq´un qui est originaire de Rio de Janeiro) et je peux vous assurer que les dessins de Jano sont merveilleux et vraiment revelent les aspects plus cotidiens de la ville, comme s´ils étaient faits pour un brésilien. Dès le commencement du dernier siècle, quand Raoul Pederneiras a publié sa \"Scénes de la vie carioca\" je n\'avais connu un dossier si complet de ma ville natale. Congratulations!