l'amour a ses raisons mais les histoires choisissent de les ignorer
Le prince charmant se fait vertement réprimander car il est venu réveiller sa belle dix ans trop tôt. La Belle, si douce et si jolie, profite de la Bête pour le charger de la corvée de bois.
Ménélas, ne sachant comment se débarrasser de la belle Hélène, une harpie comme on n'en fait plus, est ravi de la voir tomber amoureuse de Paris. Malheureusement cet amour n'est pas réciproque et Ménélas se voit contraint d'attaquer la ville de Troie pour y introduire Hélène, cachée dans un gigantesque cheval en bois, et retrouver enfin une certaine quiétude.
Les aventures s'enchaînent, variées et surprenantes par la vision originale et décalée qu'elles présentent d'histoires racontées encore et encore dans les livres de contes et d'histoire.
Elles charment par le côté humain, pas toujours flatteur, qu'elles prêtent aux héroines et aux héros.
On sourit, on rit parfois, on se sent dérangé mais réjouis de voir nos héros, devenus des idéaux, aussi malmenés.
Déconcertant et charmant à la fois, cette bande dessinée scénarisée par le prolifique Raoul Cauvin marquait les débuts d'un jeune dessinateur de moins de 20 ans, Bercovici. Une fois le filon des amours épuisé, les deux compères se lancèrent dans la saga des Femmes en blanc, série qu'ils n'ont plus quittée depuis.
Initialement parue en version souple, revoici donc ces grandes amours enchassées dans le superbe écrin d'un album cartonné au dos toilé. L'occasion de redécovrir ces petites perles d'humour.