Le Scorpion T. 8
L' Ombre de l'ange
Vengeances et jalousies
Plus rien désormais ne semble pouvoir contester la main mise du peu recommandable Trebaldi sur Rome et la chrétienté. Cet homme peu recommandable et sans scrupule est oint du prestige d’un miracle dont le Scorpion a finalement échoué à démontrer la fausseté.
Le Scorpion, ce vendeur de reliques haut en couleurs et fin bretteur est un opposant farouche du nouveau Saint Père qu’il sait lié à la mort de sa propre mère. Cette dernière – dont l’homme d’église fut, un temps, éperdument amoureux – mourut sur le bûcher pour acte de sorcellerie.
Mais le Scorpion a également des soucis dans sa vie amoureuse, Mejaï, la bohémienne insoumise, s’avouant désormais éprise de son ex ennemi et ne goûtant pas le retour à Rome de la belle Marie-Ange…
Tout n’est pas parfaitement crédible dans cette série. Parfois, le Scorpion se déjoue avec une trop grande aisance et grands périls et parfois, au contraire, on se demande pourquoi il ne va pas davantage plus droit au but si les choses sont si simples pour lui…
Mais peu importe finalement car le scénario est virevoltant, multipliant les rebondissements, les intrigues parallèles ou sécantes, les histoires d’amour, de jalousie, de trahison, de vengeance. On est dans le registre du feuilleton et celui-ci, au bout de huit tomes n’a rien perdu de son élan, porté par les dessins toujours aussi somptueux d’Enrico Marini. L’art de l’italien contribue à donner du rythme à l’intrigue avec un découpage et une mise en scène impeccables et des images qui combinent à la fois le souci du détail, du beau dessin, de l’émotion, de l’ambiance.
De la bonne BD grand public.
Vincent
08 Janvier 2009
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S. Desberg
E. Marini
E. Marini
Editeur : Dargaud Novembre 2008 - 48 Pages
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