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Un monde si tranquille T. 1
La Gloire d'Albert
La croisade d'un juste...
Albert Colin a 43 ans. Il travaille comme homme à tout faire chez Bricomat et fait le figurant dans le spectacle qui fait la réputation de la région: "Nos valeurs, notre terroir". C'est grâce à Messieurs Delorme et Philippot qu'il a pu sortir sa famille du RMI, il leur sera éternellement reconnaissant. Ceci rajoute à sa fierté de jouer pour eux chaque week-end, et de contribuer à sa manière, à la renommée de "Tradition et Convictions", le parti politique créé par les deux hommes.
Lorsqu'il rentre chez lui vers 3 heures du matin ce soir là, il découvre la voiture de Phillipot dans le fossé, son conducteur est mort. Mu par son intuition, il planque sa voiture derrière des arbres et voit bientôt passer deux hommes au volant de leur véhicule. Albert les suit discrètement et entend cette terrible confession des deux hommes à leur arrivée : ce sont eux qui ont tué Philippot et maquillé ceci en accident, ils ont été payé pour cela mais son aussi convaincu d'avoir fait acte d'héroïsme en éliminant ce symbole réactionnaire et autoritaire.
Albert décide de se taire et de venger lui même la mort de son maître à penser.
Toute ressemblance avec des événements et personnages ayant existé serait-elle volontaire? Pour l'assassinat, je ne crois pas, par contre, le parallèle avec le Puy du Fou ne semble pas déraisonnable. Avec un graphisme maladroit et des personnages qui frisent la caricature, Davodeau nous entraîne au coeur d'un mouvement politique basé sur l'ordre moral, les valeurs traditionnelles, et l'attachement à un leader. Une BD sociale qui pointe sans détour sur les tiraillements d'une société qui ressemble étrangement à la nôtre.
Isa
01 Septembre 1999
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E. Davodeau
E. Davodeau
E. Davodeau
Editeur : Delcourt Collection : Sang Froid Aout 1999 - 48 Pages
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 © 1999 E. Davodeau - Delcourt
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16 Janvier 2007
PascalB
24 Mai 2005 Avec Davodeau une querelle paraît familière, un enlèvement humain et un meurtre excusable car tous partent de sentiments qui sont décrits avec un tel réalisme qu’on n’a aucun mal à se les appropriés. Une fois ces sentiments nôtres, les actions qui en découlent paraissent tellement logiques qu’on les juge différemment. Ah, si Davodeau présentait le journal parlé chaque fait divers paraîtrait sûrement plus acceptable, moins écœurant et certainement plus humain et plus proche de la réalité. yvan
26 Octobre 1999 Une note d'Etienne Davodeau en page 2 précise : "Trouver dans les pages qui suivent une ressemblance avec des personnes ou des faits existants ou ayant existé serait faire preuve de mauvais esprit. Et c'est très vilain." Du second degré évidemment, car le lecteur aura vite fait de faire certains rapprochements (facile...) ! Delorme, organisateur du spectacle en plein air "Nos valeurs, notre terroir " (...) et Phillipot son allié politique, responsable du parti "Traditions et Convictions" (...) font campagne pour les prochaines élections. Phillipot est assassiné ... Albert, péquin moyen, a tout vu. Il décide de régler l'affaire à sa manière. Mais il n'est pas si facile de s'improviser justicier !!! Album très proche dans la forme et le fond du superbe "Réflexe de survie", la "Gloire d'Albert" verse dans un pessimisme très sombre. Pauvre Albert, entraîné par des convictions bien fragiles, dans une aventure qui le dépasse ! Davodeau scénarise et dessine (le tout superbement) une histoire ou la fiction et une réalité (presque palpable) jouent en permanence à cache-cache ... Bernard
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