Appelle-moi Ferdinand
La vie en bleu(s) et jaune
Oscar, un homme âgé d’une quarantaine d’années, change subitement de comportement. Lui si calme, raisonnable, effacé, se met à dépenser sans compter, louant une chambre de bonne dans son immeuble, s’offrant un bon restaurant ou une prostituée de luxe… Qu’arrive-t-il à Oscar ?
Le titre comme la couverture de l’album intriguent. Cette dernière est constituée de plusieurs cases, ce qui n’est pas chose courante, mais est ici particulièrement judicieux. Si certaines personnes de son entourage peuvent penser qu’il manque soudain une case à Oscar, son comportement le conduit à sortir des cases dans lesquelles il a rangé sa vie, à bousculer celles-ci et ainsi à donner un nouvel élan à son existence. L’idée de case est donc au centre de cette histoire de course contre la montre d’un individu qui cherche à (re)donner du sens à sa vie et le récit, par son découpage, joue dessus : il est structuré en chapitres qui se suivent avec une grande fluidité et accordent une importance toute particulière aux cases, à leur disposition sur chaque page. Christian Durieux convoque ici son style semi-réaliste et habille ses dessins principalement de sépia, mais il attribue parfois un rôle particulier au bleu et au jaune voire, plus rarement, au rouge. Chronique sombre, désespérée mais vivace, Appelle-moi Ferdinand touche tout en procurant un certain malaise.
Boris
09 Septembre 2009
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H. Bourhis, C. Conty
C. Durieux
C. Durieux
Editeur : Futuropolis Aout 2009 - 64 Pages
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