Johan et Pirlouit T. 4
Intégrale 4 - Les années Schtroumpfs
Une intégrale qui déchire sa schtroumpf !
Pour avoir pris un raccourci « à la Pirlouit », nos 2 héros se retrouvent par hasard dans un grand château, totalement désert. Se résignant à y passer la nuit, ils se trouvent nez à nez avec ... un fantôme. Une grosse frayeur plus tard, ils engagent la discussion avec celui qui n’est autre que feu le seigneur des lieux. Porté sur la (bonne) bouteille, Aldebert de Beaufort commit la pire erreur qu’il soit en demandant à une sorcière de changer l’eau des 7 fontaines qui irriguait ses terres en vin. Ce vœu conduisit son peuple à la catastrophe, l’ensemble des habitants se transformant en une gigantesque bande de poivrots. Pour s’être plaint à ladite sorcière, de Beaufort vit ses 7 fontaines se tarir et toute la population quitter les lieux en catastrophe. Depuis, de Beaufort est condamné par ses aïeuls à errer dans ce château devenu désert. Il ne trouvera pas le repos tant qu’un de Beaufort ne reprendra pas la succession. Et sans eau, pas de succession possible…
Avec La guerre des 7 fontaines et L’anneau des Castellac (aventure étonnamment réaliste comparée aux 3 autres), Peyo a démontré (une fois de plus) l’étendue de sa palette de conteur. De plus en plus accaparé par ses Schtroumfs, il trouve néanmoins l’énergie pour envoyer Johan et Pirlouit à la rescousse de nobles causes. L’une des clés du succès de nos 2 héros, c’est le subtil équilibre des personnalités des personnages. Il n’y a pas de héro parfait. Pirlouit est tour à tour inspiré, naïf, généreux, égoïste, courageux, lâche, comme chacun de nous. Une sorcière au faciès patibulaire est en réalité généreuse et aidante au possible, le peuple du terrible Hercule de Basse-Fosse est tout aussi sympathique et antipathique que celui de la cour du (gentil) Roi et ledit sieur de Basse-Fosse possède lui-aussi des qualités humaines touchantes. Outre la richesse des personnages, de nombreuses facettes d’humour sont aléatoirement exploitées : du comique burlesque au cynisme inoffensif, Peyo faisait plus que respecter ses jeunes (et moins jeunes) lecteurs, il les tiraient vers le haut. Les 2 autres histoires de ce recueil sont tout un symbole. Avec Le pays maudit et Le Sortilège de Maltrochu, la présence des Schtroumpfs vient naturellement annoncer la fin d’une saga qui aura marqué d’innombrables lecteurs. Des récits également bien ficelés, avec une dimension fantastique tout aussi importante que dans La guerre des 7 fontaines.
Francis
07 Octobre 2009
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Peyo
Editeur : Le Lombard Septembre 2009 - 276 Pages
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