La Main verte
La route est longue pour devenir Tistou les pouces verts !
La panique est générale ! Il n’y a plus d’essence, les légumes sont hors de prix et bien des métiers disparaissent. Herbert Boris, auteur de bandes dessinées, est obligé de s’y résoudre : il doit changer de métier. Il devient donc vélo-taxi. Quant à sa compagne, elle casse le sol de leur cour pour y planter des légumes. Et si Herbert quittait Bordeaux pour Tours afin de recueillir les conseils de son père passionné de jardinage ?
Comme auteur complet ou comme scénariste, Hervé Bourhis signe plusieurs albums par an, construisant une œuvre tout à fait intéressante et bien d’aujourd’hui. La main verte conserve ses marques de fabrique habituelles : récit dynamique, multiples rebondissements, humour décalé et/ou caustique, une certaine tendresse… Mais cet album est probablement l’un de ses plus angoissés. Son aventure prend la forme d’une introspection comme d’un cauchemar éveillé, d’une autofiction comme d’un récit d’anticipation. Il utilise volontiers des teintes sombres et délavées qui révèlent l’aspect poisseux de l’histoire. Quant au but du voyage, il paraît dérisoire mais est essentiel : il s’agit de parvenir à demander à son père la transmission d’un savoir. En chemin, les rencontres seront nombreuses et variées et les éléments rompant la fluidité du récit, ludiques et drôles.
Boris
22 Octobre 2009
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H. Bourhis
H. Bourhis
H. Bourhis
Editeur : Futuropolis Septembre 2009 - 72 Pages
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