Sang Royal T. 1
Noces sacrilèges
Jodo à la sauce chinoise
Alvar, souverain blessé au champ de bataille, propose à son cousin Alfred de le remplacer pour mener ses troupes à la victoire… Mais ledit Alfred, une fois l’armure du souverain sur son dos, se sent appelé à régner à sa place et à prendre sa place aux côtés de la reine.
Alvar est recueilli par une femme bossue qui prend soin de lui, dix ans durant et lui donne une fille. Un jour ; Alvar retrouve soudainement la mémoire et son intelligence. Il n’a plus qu’une idée en tête : se venger de son cousin et retrouver le trône qui lui revient de droit. Il abandonne, sans un regret sa protectrice et celle qu’il croit être son enfant.
Alessandro Jodorowsky s’était fait plus rare ces dernières années. Le voici donc de retour, avec de nouvelles séries, de nouveaux univers toujours aussi flamboyants, shakespeariens, mais avec de nouveaux dessinateurs et chez d’autres éditeurs que les Humanos.
Pour ce Sang Royal, il fait équipe avec un jeune talent venu de Chine (comme d’autres scénaristes en vue tels que Corbeyran…) dont le graphisme spectaculaire fait la part belle aux modelés made in Photoshop ! Mais ce qui déçoit dans ce premier volet, ce n’est pas le dessin, redoutablement efficace mais bien l’histoire et encore plus la psychologie on ne peut plus sommaire des personnages.
Certes les tragédies et épopées reposent fréquemment sur des personnages aux caractères tranchés. Mais ils demeurent tout de même cohérents et crédibles. Les protagonistes de Sang Royal, eux, trahissent leurs conviction en un clin d’œil, maudissent celui qu’ils adoraient la case d’avant, tombent éperdument amoureux de celui qui les a salement abandonnés.
Le maître chilien semble donc se caricaturer lui-même dans cette saga plus tape à l’œil et grandguignolesque que tragique au sens noble du terme.
Vincent
01 Juillet 2010
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A. Jodorowsky
D. Liu
D. Liu
Editeur : Glénat Juillet 2010 - 56 Pages
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