Gil St André T. 9
L'héritage sanglant
Classique... et efficace.
Nouvel album, nouvelle maquette et nouveau cycle pour les aventures mouvementées de ce chef d'entreprise qui n’a, jusque-là, guère été épargné par les évènements… Et voilà qu’alors que notre héros n’aspirait qu’au repos, en embarquant à bord d’un voilier de plaisance, avec sa fille et la famille de son associé, il va devenir le témoin involontaire d’un attentat, en pleine mer Égée, lequel aboutit à l’explosion d’un yacht de grand luxe. Participant au sauvetage de la seule survivante, la jolie héritière d’un puissant holding, Gil St André va se retrouver dans la peau du nouveau PDG de cette multinationale convoitée !
Certes, raconté ainsi, cela fait irrémédiablement penser à « Largo Winch » où à « James Bond », mais l’originalité de l’intrigue et l’efficacité de la narration « charlieresque » ou « greguesque » de Jean-Charles Kraehn, qui a repris avec bonheur la destinée graphique de ce formidable polar contemporain (après la transition efficace et talentueuse de Sylvain Vallée), sont telles que ces comparaisons n’ont, très vite, plus lieu d’être. Par contre, si il y a bien, aujourd’hui, quelqu’un qui peut jouer sur le même terrain que Jean Van Hamme, au niveau du scénario d’aventure, c’est bien Jean-Charles Kraehn ! On se retrouve d’emblée dans le vif du sujet et on ne lâche plus l’album avant la dernière page : restant médusé par le rebondissement final, mais espérant fiévreusement que la suite ne va pas trop tarder ! Ceci, grâce à un dessin réaliste bien léché collant parfaitement à l’histoire, des dialogues denses et percutants à la fois et des couleurs chatoyantes « à l’ancienne » (réalisées par Patricia Jambers, l’épouse de Jean-Charles Kraehn) : voilà qui nous prouve, une fois de plus, que le classicisme et les vieilles ficelles, ça a quand même du bon, quelque part ! Non ?
Gilles
19 Aout 2010
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J. Kraehn
S. Vallée
Editeur : Glénat Collection : Bulle noire Juin 2010 - 48 Pages
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