Stéphane Clément T. 12
L' Engrenage turkmène
Les bons plans de Stéphane
Annick travaille pour une O.N.G. nommée C.A.H.O. basée à Genève. Elle ne supporte pas que Téri, son compagnon et principal collaborateur, soit allé voir ailleurs lors d’une de ses missions. Elle décide de monter un traquenard afin de faire peur à Téri et, ainsi, de se venger. Stéphane Clément, comme toujours habitué aux bons plans, se trouve aux côtés de Téri. Et comme un problème vient rarement seul, ceux-ci se multiplient.
La place de Daniel Ceppi dans la bande dessinée adulte contemporaine est plus importante qu’il n’y paraît. Depuis trois décennies, son personnage de Stéphane Clément vit des aventures singulières et plonge le lecteur dans des réalités sociales comme peu de personnages de BD l’ont fait avant lui. Tel une vieille connaissance appréciée, on le retrouve donc toujours avec plaisir, parfois au mieux de sa forme, parfois pas en très bon état. Ici, l’aventure commence plutôt mal, ce qui la déclenche étant artificiel et bancal. Même le dessin paraît alors un peu approximatif, notamment dans la représentation des corps des personnages, certaines proportions semblant ne pas être respectées. Mais une fois Stéphane apparu, le récit gagne en précision, profondeur et justesse. Son regard de voyageur expérimenté et un peu désabusé permet d’aborder la réalité de terrain, de s’attacher à la vie quotidienne au Turkménistan. Si certains éléments peuvent encore gêner quelque peu (par exemple, le compte rendu d’une lapidation), le récit se révèle dense et dynamique même si Daniel Ceppi prend le temps de décrire les lieux et leurs atmosphères et de s’attacher à quelques personnages. Comme son compatriote Cosey, lui aussi expert en récits de voyages dépaysants et humanistes, Ceppi possède un ton et un rythme qui lui sont propres.
Boris
03 Mars 2011
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D. Ceppi
D. Ceppi
D. Ceppi
Editeur : Le Lombard Novembre 2010 - 56 Pages
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