Le Viandier de Polpette T. 1
L' Ail des ours
Guerre et paix, cuisine et filiation
Polpette a longtemps cherché sa place dans la société avant d'être engagé comme cuisinier au « Coq Vert », auberge de l'excentrique comte de Scaramanda. Il a trouvé là un havre de paix et un lieu où mener à bien sa passion pour la cuisine. La vie suit son cours avec des hauts et des bas, mais la venue du père du comte - que celui-ci n'a plus vu depuis son enfance - et de ses trois cousins, plus habitués à faire la guerre qu'à vivre sereinement, ne va-t-elle pas bouleverser le quotidien des habitants du lieu ?
Comme il l'a déjà effectué avec le magnifique Chaque chose (également paru aux éditions Gallimard), Julien Neel se livre à une nouvelle aventure entre deux albums de sa série, excellente et culte, « Lou ». Ce premier tome du Viandier de Polpette se présente comme un récit bucolique, poétique et volontiers loufoque. Ces éléments en sont les qualités, comme la limite apparente : il est possible de trouver cela bien gentil, mais manquant de profondeur. La lecture terminée, nous nous surprenons à examiner plus précisément les différents éléments présents dans cette histoire : la difficile question de la filiation, un lieu préservé comme alternative à un monde ravagé par la guerre… tout cela véhiculant une certaine gravité. Derrière son apparente légèreté et ses tons pastel, Le viandier de Polpette offre une belle réflexion sur la faculté - nécessaire ? - que l'être humain peut avoir à laisser de côté ses problèmes et ses fantômes ou à les prendre en compte de manière décalée.
Boris
26 Mai 2011
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O. Milhaud
J. Neel
J. Deglin, J. Neel
Editeur : Gallimard Collection : Hors collection Mai 2011 - 144 Pages
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