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Les Farfelingues T. 1

La Ballade du Pépère

Un mauvais numéro de cirque

Le cirque Pazini est un petit cirque qui plante son chapiteau de village en village avec une équipe resserrée mais hétéroclite : Anton Dzerjinsk le motard de la mort venu de l’Est, le prince Modolo venu d’Afrique comme ses redoutables lions – même si lui, c’est à la précédente génération ! – ainsi que Bingo le clown et son langage des plus fleuris, probablement issu d’une province profonde… Coincée à proximité d’un paisible village de campagne, la petite troupe perturbe profondément la sérénité ambiante quand mademoiselle Violette, l’écuyère, décide de se faire la malle en compagnie du lion Vulcain aussi surnommé Pépère. Et même s’ils hissent leur chapiteau pour y faire leur numéro, c’est en dehors de celui-ci que cette équipe haute en couleurs se donne le plus en spectacle !

Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour je pourrais détester une bande dessinée réalisée par Régis Loisel. Ses deux séries phares, La Quête de l’oiseau du temps et Peter Pan font partie de mes BD fétiches, et même son œuvre de jeunesse, Norbert le lézard me prend sous son charme. Alors pourquoi !? Le talent de son complice dans cette galère, Pierre Guilmard n’est pas intrinsèquement en cause : tout enfant je dévorais avec voracité ses histoires dans mes journaux d’alors (ah ! chers Caligul et Sidonie, Jane Holmes…). Et sa « Java des gaspards » en cours de reparution chez Granit Associés, bénéficie d’un scénario, de dessins, couleurs et dialogues qui, tous, tiennent la route. On évolue dans une veine proche de Farfelingues mais en mille fois mieux. Alors pourquoi un tel bâclage cette fois-ci ?
Le scénario est sans intérêt et le lecteur se moque éperdument de ce qui arrivera au cirque tant il ne voit aucun enjeu à l’histoire. Les gags sont éculés, les dialogues impossibles à lire avec un personnage qui dit Té et Vé à chaque phrase - en deux ans à Marseille, je n’ai entendu personne faire un tel usage de Vé ! – et un autre qui emploie un tel charabia qu’il m’a très rapidement insupporté. Le dessin est fait d’un trait hyper fin, fragile au possible et, c’est le summum, des couleurs qui ne vont même pas jusqu’au trait, laissant de petits interstices de blanc sans aucun apport esthétique. Un album à oublier donc, en priant le ciel pour que la suite de Peter Pan, attendue depuis si longtemps, ne s’en inspire surtout pas !

Vincent
20 Juin 2001

Agrandir la couverture de Les Farfelingues T. 1

Scénariste P. Guilmard, R. Loisel
Déssinateur P. Guilmard, R. Loisel
Editeur : Vents d'Ouest
Mai 2001 - 64 Pages


A commander


De Guilmard P. :

  • La Java des Gaspards T.1

  • De Loisel R. :
  • Fanfreluches pour une sirène
  • Peter Pan T.5
  • Peter Pan T.6
  • Trouble fêtes
  • Magasin général T.1
  • Magasin général T.2
  • Magasin général T.3
  • Le Grand Mort T.1
  • Avant la quête - La Quête de l'oiseau du temps T.1
  • Avant la quête - La Quête de l'oiseau du temps T.2


  • Galerie d'images :
  • Régis Loisel, au terme du périple de Peter Pan

  • Festival/OpaleBD
  • P. Guilmard
  • R. Loisel
  • La planche
    La planche
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    La planche
    © 2001 P. Guilmard, R. Loisel - Vents d'Ouest

     

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    9 avis :

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    04 Aout 2004


    Je ne comprends pas la critique de vincent de bd selection. Cette série n'est pas plus mauvaise que certaines qu'il défend... Je dirai même avec un peu plus de subtilité.
    cédric

    27 Juillet 2004


    J'ai rencontré Guilmard au festival de Frontignan le mois dernier. Du coup j'ai acheté les 2 autre tomes que j'ai autant aimé que celui-ci.

    Une série, à lire sur la plage...
    Martin

    25 Juillet 2004


    Un cirque !... Quelle belle chose pense le commun, en observant rêveusement le passage chaotique de la caravane multicolore, prometteuse de rires et de rêves simples.
    Mais hélas, cette appréciation flatteuse n'est pas toujours chose évidente pour les acteurs du grand cirque international Pazini. Pour eux, donner du rêve au quotidien se transforme le plus souvent en cascade de contrariétés, embarras, obstacles, problèmes, catastrophes et même... menus tracas...
    Mais ils sont courageux, les bougres !... Et c'est avec détermination qu'ils font face, tous unis (ou presque) dans un destin unique, un destin qui fait sourire, un destin totalement farfelingue !...

    Jules

    23 Juillet 2004


    Loisel ne manque pas d'imagination, Guilmard ne manque pas de gouaille. Le premier l'a prouvé en revisitant l'oeuvre de James Mathew Barrie dans son sublime Peter Pan, le second a démontré son talent de dialoguiste dans la Java des Gaspards.
    Alors quand ces deux là s'associent, on peut réellement croire à la complicité qu'ils mettent en exergue de ces Farfelingues.
    Tout est dans le titre. Ce cirque de campagne, déglingué, au bout du rouleau à force d'avoir rouler ses roulottes sur toutes les routes imaginables est peuplé de personnages complètement... farfelingues. Mi-farfelus, mi-foldingues.
    Neness, le chauffeur mécano raleur, Monsieur Pazini, le directeur plus économe qu'un écossais avare, Bingo clown, très attaché à la vertu de sa s?ur Violette, écuyère de son état et plus légère de la fesse que de la tête, Anton Dzerjinsk, motard de la mort et poète et Prince Moldo, dompteur africain un peu acariâtre au réveil et Pépère, le lion... Tout ce petit monde se retrouve en rade à Bourg-du-Mou.
    Voilà pour le décor et les personnages habilement croqués par la plume acérée et nerveuse de Guilmard. Mais si la galerie de portraits n'est déjà pas triste en soi, les dialogues le sont moins encore. Guilmard et Loisel ont visiblement pris un malin plaisir à ciseler chacune des répliques. De là où il est Frédéric Dard doit leur tirer un grand coup de chapeau.
    C'est désopilant, cela rebondit à toutes les pages et on en sort franchement essoufflé !

    Claude

    15 Juillet 2004


    un tome 1 complètement déjanté comme j'aime.

    marc



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