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L' Epinard de Yukiko
Amour sans lendemain
Frédéric, dessinateur de BD installé au Japon rencontre Yukiko dans une galerie, à l’occasion du vernissage d’une exposition. Il en tombe aussitôt sous le charme mais devine la belle japonaise amoureuse d’un autre. Comme celui-ci, prénommé Horiguchi, est absent pour quelques semaines, ce répit permet que puisse s’instaurer entre eux une relation amoureuse… à durée limitée. Et Frédéric ne peut s’empêcher de débuter une bande dessinée qui raconte leur histoire…
L’épinard de Yukiko représente en fait son nombril… Mais comme épinard et nombril sont deux mots phonétiquement proches, Frédéric dit l’un croyant prononcer l’autre. De cette confusion naît un jeu entre les deux amants. Cet Epinard de Yukiko - le livre, pas le nombril - est original, séduisant et même envoûtant. Construit sur des ellipses, il raconte les moments partagés par Frédéric et Yukiko avec une légèreté jamais contredite par l’angoisse – en particulier pour Frédéric – de savoir leur aventure condamnée à court terme. Un drame mais un drame sensuel et amoureux où les personnages veulent vivre l’instant présent en évitant de s’encombrer du lendemain.
Dessiné comme un film tourné en caméra subjective, la lecture du livre donne une impression étonnamment proche de celle laissée par le film La Femme défendue de Philippe Harel. Dans les deux histoires l’homme est plus âgé que la fille et sait leur amour condamné d’avance. Et dans les deux œuvres, on suit exclusivement le regard de l’homme sur la femme. Bien sûr l’histoire et le medium choisi sont différents mais le lien est évident, voire troublant car les deux œuvres suscitent chez le lecteur des émotions extrêmement comparables. Et Yukiko est aussi troublante qu’Isabelle Carré. Cette proximités entre la manga-bd de Frédéric et un film d’auteur français est somme toute logique puisque le dessinateur fait acte de foi d’insuffler dans son œuvre - qu’il dénomme Nouvelle Manga - le souffle de ce cinéma français qui, considère-t-il, sait si bien parler du quotidien et par la même être universel.
Avec cet album, Frédéric Boilet a modifié sa manière de mettre ses dessins en gris – par l’usage de l’ordinateur - et ceux-ci, loin de devenir métalliques et froids, y ont gagné en sérénité et harmonie. Un vrai coup de cœur pour cette histoire déjà prépubliée dans un magazine japonais et dont la sortie en album s’est faite de façon concomitante sur les deux continents.
Vincent
21 Novembre 2001
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F. Boilet
F. Boilet
N&B
Editeur : Ego comme X Septembre 2001 - 144 Pages
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 © 2001 F. Boilet, N&B - Ego comme X
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31 Mai 2007 belle histoire juana01
04 Septembre 2006 c'est bien sympathique. Cela ressemble parfois à de la retouche photo.Merveilleux épinard!! Et la vache que sa en jette!!! S'lut et bonne continuité. muet
18 Novembre 2004 Frédéric Boilet est un dessinateur de bandes dessinées, et dans ce titre, il raconte sa propre histoire. Frédéric Boilet s’est installé au Japon, pays des mangas, et est tombé amoureux de Yukiko. Qu’est ce que l’épinard de Yukiko ? L’auteur, comme beaucoup d’occidentaux, a du mal à prononcer les « h » qui commencent certains mots…et pourtant le « h » fait la différence entre le mot « épinard » et le mot « nombril » ! Les dessins sont au crayon, l’œil du dessinateur agit comme le zoom d’une caméra, le crayon est l’embout naturel de ses doigts… Sur certains dessins, l’auteur réussit à rendre la différence entre le décor réel et la reproduction et tout cela à l’intérieur d’une reproduction, c’est très fort ! L’auteur est fou de Yukiko, il la voit partout, il ne peut plus dessiner qu’elle…Il n’a pas besoin de lui parler ! Il y a de grands romans d’amour, voilà une grande BD d’amour !
davidson
20 Aout 2004 Un de mes albums préférés.Sublime, profondement humain,une oeuvre incontournable
toto et lolo
17 Avril 2004 Une nouvelle vision graphique, des personnages complexes, l'art de dire beaucoup tout en finesse. Un nouveau pas en avant dans l'histoire de la BD. Philippe
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