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Lune de Guerre
Univers impitoyable...
C'est la fête chez les Maillard : c'est le jour des noces de Jérôme, le fils cadet. Jean Maillard, le père et maître de la région, paye la noce. A l'heure du déjeuner, ils vont s'installer dans l'Auberge du Gaucher, une des meilleures tables de la région. Cette célébration familiale aurait pu suivre tranquillement son cours si la mariée n'avait déclaré que les tomates aux crevettes ont mauvais goût. Maillard demande des comptes à l'aubergiste qui se défend et propose de remplacer cette entrée contre une autre moyennant un supplément. Maillard entre dans une rage folle et emmène sa noce à l'extérieur de l'Auberge : puisque Franz Berger l'aubergiste ne veut pas entendre raison, ils iront faire la fête ailleurs ! Mais dans leur précipitation, ils ont oublié la mariée et sa belle mère parties aux toilettes. Berger profite du fait pour essayer de sauver son bénéfice : il kidnappe les deux femmes et déclare à Maillard qu'il ne les rendra que si ce dernier paie ce qu'il doit pour le repas.
Le sang de Maillard ne fait qu'un tour : il sort son fusil et vise les fils du téléphone. Le siège de l'auberge a commencé...
Cette histoire est construite comme un véritable fait divers : les événements s'enchaînent en s'aggravant inexorablement, les protagonistes perdant peu à peu toute maîtrise de la situation. Le drame fera 4 morts. Aucune des deux parties n'a voulu cela, d'un certain point de vue, il ne s'agit là que d'un facheux concours de circonstances... La mise sous siège de l'auberge et de ses clients crée pour ce clan l'illusion d'une situation quasi militaire. Même s'il est évident que les deux captives ne risquent rien, ils doivent les libérer, c'est une question d'honneur, d'amour propre, un devoir sacré.
Le scénario de Van Hamme rend à merveille cette montée en puissance qui est générée par les réactions de chacun. Basé sur un groupe hétéroclite, ce drame prend forcément des directions variées : torture, adultère, attentat, meurtre... Alternativement bourreau ou victime, aucune des personnes présentes ne seront épargnées ! Dans la préface de l'album, Van Hamme déclare qu'il gardait cette histoire pour Hermann, car il est le seul qui pouvait dessiner cela. Analyse judicieuse, le sanglier des Ardennes est passé maître dans l'art du dessin réaliste à haute tension. Quant à la couleur directe...
Ce one shot est un moment de maîtres qui ne conviendra peut être pas à tout le monde, mais qu'il ne faut rater sous aucun prétexte.
Isa
08 Aout 2002
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J. Van Hamme
Hermann
Hermann
Editeur : Dupuis Collection : Aire Libre Janvier 2000 - 70 Pages
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 © 2000 J. Van Hamme, Hermann - Dupuis
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15 Mai 2010
da-rocha
28 Aout 2008
Al
25 Septembre 2006
Raleur
15 Mai 2006 oui, les ficelles sont grosses mais l'on tombe avec allégresse et crainte de charibde en scylla ! et malgré le manque d'originalité de ce genre d'histoire (il faut tout de même reconnaitre que les huis clos ultra violents ne manquent ni en littérature, ni en BD, ni au cinéma), ces deux auteurs parviennent à nous tenir haletants jusqu'au dénouement final ! un nouveau chez d'oeuvre ? non, mais plutot une belle démonstration de maitrise émanant de deux artisans à qui on ne fait pas passer des crevettes pour du homard ! red neck
15 Fevrier 2006 Violent, impitoyable et terrible ... c'est néanmoins, à mon goût, un album fort moyen, de par ce côté "trop" -comme le dirait mon p'tit neveu- qui rappelle "Canicule", un film, une aussi sordite histoire de violence assez outrée ! car cela n'est pas crédible et c'est le principal défaut qui fait qu'il m'est difficile d'entrer dans cette histoire dont, de plus, la fin est assez artificielle. j'attendais mieux, et surtout plus subtil, de la rencontre des deux "géants" de la Bd !
Diane
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