Dirty Henry T. 1
Nul n'est censé ignorer ma loi
Lieutenant la bavure à New York
Martial, sûr de son bon droit, « Dirty » Henry est Lieutenant dans la police de New York. Pas le genre très fufute et ni l’honnêteté ni le courage à fleur de peau. Non, Henry, c’est un - déjà - vieux briscard qui croit qu’à lui, on ne la fait plus. Et qui pourtant accumule bourdes sur bourdes avec la plus grande inconscience voire fierté de soi. Mieux vaut ne pas lui laisser le soin d’annoncer à une femme éplorée la découverte du corps de son mari, si on ne veut pas retrouver en sus avec une tentative de suicide sur les bras… La bienséance et lui font au moins deux.
Son fidèle chien Bullet n’est pas de reste. Il n’a pas son pareil pour retrouver les cadavres disparus. Normal, c’est sa nourriture préférée. Les supérieurs d’Henry ne doivent pas être très perspicaces non plus. Sinon, comment auraient-ils pu confier à ce Lieutenant de malheur le soin d’apprendre son métier à un petit nouveau, Patrick Flannagan ? « Prends en de la graine, poussin, répète Dirty à son jeune équipier, c’est encore le meilleur moyen pour un poulet de grandir… » et pourrait-on ajouter, de légèrement se faisander.
Après les gendarmes, les profs, les fonctionnaires, la nouvelle série humoristique des éditions Bamboo s’attaque cette fois aux flics américains. Et fait mouche. Dirty Henry a des côtés assez modernes, gores et la bêtise du personnage provoque le plus souvent l’hilarité. Les chutes de gags sont le plus souvent inattendues, ce qui est bien le moindre pour déclencher le rire mais n’est pas une vertu partagée par tant de séries d’humour que ça. Même si on coince sur quelques gags poussifs ou répétitifs, on rebondit bien vite sur une histoire de meilleure volée. Bien que découpé en séquences d’une ou deux pages, l’ensemble forme un tout cohérent avec des situations parfois prolongées sur plusieurs gags. On atteint ainsi la fin du livre sans s’être lassé, attendant même l’album suivant avec un brin d’impatience. Le dessin de Jenfèvre n’appelle que peu de commentaires, sobre, efficace mais sans grande originalité.
Dans le genre humour sans prétention ni prise de tête, Dirty Henry est plutôt une bonne surprise.
Vincent
18 Octobre 2001
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Jenfèvre
H. Richez
D. Lunven, E. Miller
Editeur : Bamboo Septembre 2001 - 48 Pages
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