Les Psy T. 9
On se calme !
La poésie d’un mur recouvert d’écriture
Dans cet opus, le psy vedette a notamment affaire à : un pied traumatisé qui ne veut plus toucher terre ; un homme qui a toujours eu peur du vide et qui n’a jamais pu se tenir debout ; sa femme de ménage qui lui demande une augmentation ; un inspecteur du fisc ; une médium qui sert de relais à un esprit qui veut entrer en contact avec lui ; un cambrioleur ; un figurant traumatisé par le fait de ne pas avoir reçu la récompense du meilleur figurant de théâtre lors de la remise des « Corneille »…
Comme la plupart des séries à gags qui tournent autour d’une profession, « Les Psy » passe en revue les figures imposées de celle-ci. Avec la psychanalyse, ce sont des éternels transferts et autres divans que s’amusent les auteurs, en prenant souvent le contre-pied. Comme on peut s’en douter, tout n’est pas réussi, certains gags étant faciles (« Thérapie animalière » sur la vache folle, par exemple), d’autres possédant des chutes qui ne font pas rire (la dernière case de « Péronnelle de pigeon »)… Mais certaines situations sont cocasses, voire étonnamment poétiques : il en va ainsi de « Maux d’esprit » où, dicté par un esprit, le psy vedette se retrouve à écrire sur le mur de son cabinet, la dernière case révélant le mur couvert d’une écriture vive qui, côtoyant le dessin comique, crée un décalage de texture véritablement poétique. Mais la grande force des « Psy » réside dans le dessin de Bédu qui laisse la place aux espaces, sans pour autant négliger les petits détails qui créent une ambiance, tels que les cadres au mur, dont le contenu prête souvent à rire – parfois plus que les gags. De la même façon, ce sont les couleurs de Liliane Labruyère qui changent de celles que l’on voit habituellement dans ce type de séries, travaillant certains tons – les marrons, les roux… - et étant certainement plus douces.
Boris
29 Aout 2001
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R. Cauvin
Bédu
Editeur : Dupuis Aout 2001 - 46 Pages
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