Le Petit spirou T. 10
Tu comprendras quand tu seras grand !
Malheureuse enfance...
Avant de devenir héros de bande dessinée, Spirou, comme chacun d’entre nous, a eu une enfance. Sa famille est toutefois un peu particulière : ils s’habillaient tous en groom, son père, sa mère et même son grand-papy. Ses copains, eux, sont parfaitement normaux : de petits garnements imaginatifs et concernés par « les choses de la vie ». Autour d’eux gravitent des personnages assez peu recommandables : un professeur de gymnastique prénommé « Mégot » dont l’hygiène de vie se résume à bien savoir choisir ses marques de bière et de cigarettes, un abbé Langélusse aussi torturé par le désir que le reste des créatures que Dieu a créées sur cette terre.
Tome et Janry ont commencé par reprendre avec brio le personnage de Spirou, lui insufflant une bouffée de jeunesse des plus salutaires. Tome est également le scénariste de séries intéressantes - Soda - voire très intéressantes telles que Berceuse assassine. Mais là, non ! J’entends certains confrères dire assez fréquemment : « cette BD m’est tombée des mains » quand ils n’ont pas eu le courage d’aller jusqu’à son terme. Moi, comme je suis bêtement consciencieux et je me fais un point d’honneur de toujours aller au bout de ma lecture. Mais que ce fut dur avec ce petit Spirou ! Déjà le héros n’a rien à voir avec le grand Spirou et on ne sent jamais le lien qui les unit. Alors pourquoi parler de petit Spirou si ce n’est pour que le livre se vende mieux ? Et d’ailleurs de ce coté-là, c’est une vraie réussite. Mais de la classe des Ducobu… pas de celles des Titeuf ou Kid Paddle qui, elles, sont pleines de charmes, proposent un univers vraiment enfantin et burlesque. Dans Petit Spirou, tout paraît grossier, tarte à la crème, bourré d’obsessions issues d’esprits résolument adultes. Et pourtant, il semblerait que les enfants aiment ! Dans le dossier de presse, les auteurs répondent à toutes ces mauvaises pensées que, semble-t-il, je ne suis pas le seul à avoir. Je veux bien croire à la sincérité de leur démarche et reconnaître leur réussite commerciale. Mais, alors que je suis plus adepte de la BD traditionnelle que nombre de mes confrères, j’avoue avoir parfois du mal à comprendre les motivations d’achats de ce « grand public » (succès des derniers Astérix et XIII, de Ducobu…) qui assure le succès de séries de la trempe du Petit
Vincent
26 Décembre 2001
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Tome
Janry
Editeur : Dupuis Décembre 2001 - 46 Pages
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