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Mon cousin dans la mort
J’irai me confier sur vos tombes
Lucien enterre son grand-père et découvre Lili, la fille du fossoyeur qui, juchée sur une tombe, parle à une invisible Madame Henriette. Lui aussi, Lucien, il aimerait bien parler aux morts… A leur école débarque Maurice en provenance d’Algérie d’où les « événements » l’ont chassé. Il plaît bien à Lili, ce Maurice, et ce même si les jeux des garçons finissent par prendre, sous son influence, une drôle de tournure.
Mon cousin dans la mort inaugure une nouvelle collection, « poétiquement » dénommée Piston qui donne l’occasion à un jeun auteur d’être suivi dans son travail par un ancien, le temps d’un album. François Duprat a bénéficié du piston de Frank, l’auteur de Brousaille et de Zoo. Bien qu’édité en petit format, son livre est construit sur 62 pages comme ceux de grand format avec la plupart du temps 4 strips par page. Car l’auteur a besoin de toute la place offerte pour dérouler son récit, mettre en place son univers. Il aime suggérer les émotions sur les visages, prendre le temps de faire évoluer ses personnages. Malgré un graphisme – bien maîtrisé – très classique francobelge – il utilise un découpage, des cadrages très cinématographiques, très contemporains. Sa narration fait un peu penser à celle de Christophe Chabouté. Comme ce dernier, François prend plaisir à faire vivre un village de la France profonde. Dans ce sud-ouest qui semble lui être cher, il recrée une petite société rurale et y suit en priorité les enfants, avec une réelle justesse. Comme dans Les Roseaux sauvages d’André Téchiné, c’est l’arrivée d’un pied noir réfugié d’Algérie qui déstabilise l’équilibre en place. Mais dans Mon Cousin dans la mort, les enfants sont trop jeunes pour s’intéresser à leur sexualité, et c’est la mort, une mort vue au travers d’un regard enfantin, qui joue ici un rôle central.
« Cette histoire laisse un goût étrange, de ces goûts laissés par les expériences que nous avons faites, enfants, quand nous manquaient des clés importantes et que les pulsions fondamentales étaient déjà bien là, dans toute leur puissance originelle… » dit Frank.
Un auteur qui mérite de passer bien vite au grand format et à la couleur.
Vincent
05 Décembre 2001
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F. Duprat
F. Duprat
N&B
Editeur : Petit à petit Collection : Piston Octobre 2001 - 62 Pages
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 © 2001 F. Duprat, N&B - Petit à petit
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17 Mars 2004 Edité en couleur en mars 2004...
Le décors est planté : un village de la France profonde en avril 1960 et le ton est donné, première page, un avis de décès… Loin de toute morbidité, on découvre un microcosme à travers des yeux d’enfants, la mort, la vie, la guerre, l’étrangers, autant de thèmes abordés dans cette album. Un one Shot émouvant, parfois dur, toujours juste. Une narration percutante, des dessins en totale adéquation !
Bref, je vous le conseille.
mesoke
10 Fevrier 2004 je trouve sa ridic c mm pa drole et c plu chian ke tt autre chose titi
05 Octobre 2002 Un style de dessin,mais le scénario est un peu trop morbide. Thomas |
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