|
|
 |
 |
 |
Ibicus T. 4
Un cycle qui se termine en beauté
Siméon Nevzorof arrive en Turquie où, en compagnie de ses compagnons d’exil, il doit d’abord débarquer sur une île afin d’être lavé et désinfecté avant de pouvoir embarquer pour… une seconde île, autre étape obligée avant Istanbul. Comme à l’accoutumée, Siméon se laisse porter par le cours des événements comme s’il s’agissait d’un courant et lorsqu’il sent que le moment est venu d’agir, il nage à contre-courant, suit son petit bonhomme de chemin, fait des affaires, tantôt bénéfiques, tantôt catastrophiques. Mais Siméon finit toujours par retomber sur ses deux pattes !
Avec ce quatrième et dernier tome d’« Ibicus », Pascal Rabaté termine son voyage dans la vie de Siméon Nevzorof et il clôt un cycle qui est certainement important dans son œuvre et l’est assurément dans la bande dessinée contemporaine. Par son unité de lieu, ce dernier tome peut paraître moins riche en péripéties que les précédents, mais ce n’est qu’une impression : il est tout autant animé de soubresauts. Cet album est également entre deux eaux par son dessin/peinture toujours aussi brillant et expressif, privilégiant ici la matière, là les lumières, donnant ainsi une texture particulière aux événements que provoque ou subit Siméon. Avec « Ibicus », Pascal Rabaté a donc montré qu’il est un très grand peintre des tourments qui rongent l’homme et des bassesses qui lui servent de bouée de sauvetage.
Boris
28 Novembre 2001
|
P. Rabaté
P. Rabaté
N&B
Editeur : Vents d'Ouest Collection : Intégra Octobre 2001 - 144 Pages
|
|







 © 2001 P. Rabaté, N&B - Vents d'Ouest
|
|
 |
 |
 |
 |
| |
07 Novembre 2005 Destination finale pour le destin de Siméon Nevzorof et clôture magistrale de ce petit chef-d’œuvre du neuvième art.
C’est en Turquie que se termine le voyage plein de péripéties, d’arnaques, de violence, de misère, de sexe et de drogue de notre pseudo comte Siméon Nevzorof. Et quel voyage ! Le voyage d’un anti-héros qui va forcer son destin en période de révolution russe, synonyme de misère et de cruauté, en exploitant toutes les bassesses du genre humain.
Le dessin noir et blanc reste magistral et en harmonie avec l’ambiance malsaine du récit. Quant à la fin de l’histoire, elle est sublime, grandiose, ironique, voir dérisoire, mais bien à l’image de ce cafard de Siméon qui a proliféré lâchement sur la misère de la guerre et qui a su chaque fois tirer son épingle du jeu. Mais, peut-on reprocher quoi que ce soit à cet homme qui n’a fait qu’accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe d’IBICUS ? yvan
31 Octobre 2004 Quelle histoire! quel découpage! quel éfficacité!...on ne s'ennui jamai dans cette fuite en avant du personnage principal qui torturé par le destin, apparait toujours sous un angle fuyant ou distordu, le tout beignant dans une atmosphère de complot, de lourdeur, de mauvaise concience et de moiteur...Du grand art.N*B Nicolas |
|

© 1998-2008 - BD Sélection
|
|
|