Druuna T. 7
La Planète oubliée
Voyeurisme électronique
Druuna, le doc et Will n’ont pas réussi à enrayer le mal qui sévissait à bord du gigantesque vaisseau spatial. Dans ses rêves, Druuna était entrée en contact avec l’esprit de Shastar et Lewis qui résident au sein de l’ordinateur de bord CP1 et avait découvert la recette de l’antidote au mal. Mais le temps lui avait manqué pour recueillir le dernier ingrédient nécessaire, la fleur de mandragore. Alors les quelques rescapés encore sains de corps et d’esprit ont préféré fuir le vaisseau à bord d’une navette de sauvetage.
Au début de La Planète oubliée, Druuna se réveille à bord de la navette endommagée, apparemment seule survivante mais ayant perdu la mémoire. Le vaisseau a dû entrer en collision avec quelque chose, une planète ou un vaisseau. L’intrépide Druuna part à la découverte de ce nouvel univers où semblent s’affronter les machines et les disciples de la Grande Mère.
Je ne sais pas pourquoi j’ai pris la peine de vous re-situer les épisodes précédents, je suis sûr que vous vous en souveniez parfaitement, tellement vous êtes accrochés par le scénario de cette série dont vous suivez pas à pas chacun des rebondissements ! En fait, si vous êtes comme moi, vous aviez probablement totalement perdu le fil de l’intrigue… Pourtant dans ses premiers albums, cette série n’accrochait pas uniquement par son érotisme mais par une combinaison de charme, de fantastique, d’horreur, de suspense et un dessin hors du commun. C’était la BD avec plein de scènes de fesses que les mecs osaient imposer à leur copine et que celles-ci acceptaient parfois de lire, la trouvant immonde mais comprenant - ou acceptant - qu’on puisse l’apprécier. Après six albums ne demeurent plus que l’érotisme - pour ne pas dire plus – et l’exceptionnel talent de dessinateur de Serpieri, l’intrigue ayant totalement cessé de passionner.
Dans la Planète oubliée, Serpieri est passé du thème des fantasmes rêvés au voyeurisme, Druuna se regardant à la télé en train de faire l’amour, étant à tout moment espionnée par des œils métalliques et électroniques. C’est certes un renouvellement de thématique mais il est malheureusement insuffisant pour relancer l’intérêt du scénario. Et bon sang, qu’est-ce qu’elle pense cette Druuna, elle commente chacune de ses actions que ça en devient soûlant.
Une série mythique et sulfureuse qui n’a malheureusement pas su évoluer et se renouveler. Libérer Druuna des vaisseaux spatiaux et faîtes là changer d’univers !
Vincent
27 Fevrier 2002
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P. Serpieri
P. Serpieri
Editeur : Bagheera Septembre 2000 - 62 Pages
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