Les Déblok T. 7
Turlupinades de la maison Déblok
Les Débloks migrent
Le supermarché Kangourou s’est installé à coté du pavillon de la famille Déblok. Le père, la mère, le fils, la fille, le chien et le chat trouvent vite la situation invivable. C’est le déménagement précipité chez la vieille tante Grisemine qui accepte d’héberger la famille, en attendant mieux. Commence alors la quête du home sweet home.
Les Débloks, une famille banale jetée dans le chaos d’un cataclysme quotidien : le déménagement. Le thème est traité sous forme de gags en une ou deux planches, chronique des réactions de chaque membre de la famille à cette mésaventure. Florence Cestac conte la difficulté de se loger, les rocambolesques relations avec un agent immobilier douteux, la pénible cohabitation avec la vieille tante acariâtre et l’horreur des cartons. Ces petites tranches de vie sont liées par un fil conducteur mais, comme souvent dans les albums soumis à la contrainte d’un sketch par planche, l’histoire manque d’unité et n’a pas vraiment de fin. Les Déblok trouvent un logement, puis suivent quelques histoires n’ayant plus de lien avec la situation de départ.
Le graphisme de Florence Cestac est unique et ne laisse pas indifférent. Tenant du « gros nez » au sens propre, le graphisme anime joyeusement les petites aventures quotidiennes de personnages expressifs.
Peut-être est-ce cela qui laisse un peu insatisfait : le quotidien. A force de vouloir faire dans la chronique amusante et sensible, Florence Cestac manque parfois d’un peu de fantaisie. Plus de délire, de décalage auraient pu rendre un peu plus attachante cette famille trop classique. Dans le lot, ce sont les animaux qui sortent le plus de leur rôle stéréotypé pour nous offrir d’excellents gags.
Une chronique familiale plaisante mais trop sage.
Gwael
05 Juin 2002
|
F. Cestac
F. Cestac
Editeur : Dargaud Fevrier 2002 - 48 Pages
|