Une Enquête du commissaire Raffini T. 7
Les Petits meutres
Soulager les victimes
De retour de mission, le commissaire Raffini passe à proximité de la maison de retraite où séjourne son oncle peintre qu’il aime tant mais qu’il ne prend pas le temps de voir bien souvent. Alors cette fois, il décide de le prendre, ce temps. Mais à l’hospice, plus de trace du vieux monsieur : il est parti s’installer chez un ami à lui, un homme bien aimable, même. Mais cet ami, Raffini ne le connaît pas. Qu’à cela ne tienne, le commissaire ira lui rendre visite à ce généreux inconnu. Mais la maison est vide… Normal, puisque l’ami en question a décidé de soulager l’oncle du fardeau des dernières années de vie !
Malgré une couverture bizarre - vous avez déjà vu une chaîne non tendue prendre une telle position, vous ? – et malgré son air vieillot cette bd vaut vraiment le détour. D’abord parce que ce côté surrané se révèle en fait être très tendance ! L’action se déroule dans les années 1950 et Maucler sait merveilleusement revivre ces années-là, ses tractions avant, ses maisons et son électroménager. Avec un dessin initialement inspiré de Ferrandez - le créateur de la série - mais qui a su prendre son autonomie et des couleurs très Juillard, on est dans de bonnes conditions pour suivre l’intrigue.
Quant au scénario, il est tout simplement monté à l’envers. Comme dans la fameuse série TV Colombo, on connaît le criminel dès le début. Mais par contre Raffini, lui, peine à l’identifier. Il lui faut remonter le fil de la piste jusqu’à reconstituer le portrait-robot du criminel. Avec au bout pour celui-ci, la peine de mort afin de racheter ses fautes. Pourtant qu’a-t-il commis ? De tous petits meurtres sur des personnes somme toutes oubliées, abandonnées de leur famille. Qui sont vraiment les coupables dans ces histoires ?
Une enquête sans suspense et pourtant passionnante. Comme dans un bon vieux film policier de l’époque !
Vincent
03 Avril 2002
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Rodolphe
C. Maucler
C. Maucler
Editeur : 400 coups Janvier 2002 - 46 Pages
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