Mobilis T. 3
Manipulations minutieuses
Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir
Où l’on apprend ce que l’écrivain maudit Ross Nevada est réellement allé faire dans cette galère que constitue son séjour chez un vieux milliardaire dont il est chargé d’écrire l’autobiographie. Son employeur à l’hôpital, Ross se retrouve à fréquenter la base militaire la plus proche et à servir de nègre pour une autre tâche, beaucoup plus énigmatique et complexe. Mais chut… !
Andreas et Durieux sont décidément très forts. Alors que le tome un de « Mobilis » nous laissait un peu sur notre fin et que le tome deux excitait davantage les papilles, ce troisième et dernier tome se révèle plutôt excitant. S’il conserve le rythme volontairement lent de la série, il livre petit à petit des clés utiles à la compréhension. Ainsi, on sait pourquoi Ross Nevada se retrouve au milieu de militaires, quels sont ces étranges croquis qu’il ne cesse de tracer… ces informations nous acheminant progressivement vers la révélation finale, surprenante qui… Non, non, pas d’indices ! Bref, l’exercice de style est brillant et son dénouement révèle une construction rigoureuse assez exemplaire. Enfin, Christian Durieux donne corps à ces manipulations minutieuses grâce à son dessin affirmé et sensuel et à son sens des cadrages/découpages troublants. En voilà une série dont la fin n’est pas décevante !
Boris
15 Mai 2002
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Andreas
C. Durieux
C. Durieux
Editeur : Delcourt Collection : Conquistador Mai 2002 - 48 Pages
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