Petit Vampire se retrouve près d’une maison « qui a l’air normale ». Bien sûr, lorsqu’il y entre, les apparences se révèlent trompeuses : Petit Vampire va de découvertes en découvertes, ce en compagnie d’un drôle de petit monstre vert. Par la maison, les deux compères accèdent à un no man’s land dans lequel évoluent toutes sortes de monstres et des humains, chacun ayant quelque peu colonisé ce lieu de passage entre différents mondes.
Joann Sfar désirait élaborer une histoire qui jouerait sur les peurs des enfants ; c’est désormais chose faite. Ce quatrième tome de « Petit Vampire » tranche avec les précédents. D’abord, nous n’y retrouvons aucun des personnages habituels de la série, à l’exception du vampire en titre. D’autre part, Sfar s’attache - et s’amuse - à détruire tous les repères auxquels nous pouvons nous accrocher : le personnage qui apparaît comme fort dans une case peut être détruit dans les cases qui suivent ; parmi tous les monstres, les humains sont les plus cruels, car les plus calculateurs et les plus froids… Cette aventure est une sorte de cauchemar luxuriant, très sombre, mais pour la bonne cause : exorciser les - nos ? - peurs enfantines.