« Plus qu’une heure à tirer. Je polis mon badge et me fais à l’idée de lui dire au revoir, lui et les trente et quelques années de service, de larmes, de sang, de terreur et de triomphe qu’il représente. » C’est à ce moment-là qu’Hartigan, flic sur le départ, apprend que Roark, le fils du sénateur va faire une quatrième victime. A n’en pas douter on retrouvera Nancy Callahan, une fillette d’à peine onze ans, violée et découpée en morceaux, comme les précédentes. Malgré les imprécations de son coéquipier et malgré son angine de poitrine, Hartigan fonce et sauve la gamine. Mais le Sénateur ne lui pardonnera pas d’avoir oser atteindre à l’intégrité de son fils. Et le lui fera payer jusqu’à son dernier souffle, sans répit et surtout pas la mort.
Publié en 1997 par Vertige Graphic, ce récit d’exception ressort cet été chez Rackham, devenu l’éditeur de prédilection de Frank Miller en France. L’occasion de redécouvrir cette perle noire, pleine de fureur et d’amour, de sentiments absolus. Absolue, la haine du sénateur pour ce flic trop intègre qui a émasculé à son fils chéri. Absolu, l’amour que voue Nancy, la petite fille, à son vieux sauveur, tombé en damnation pour elle. Toutes les situations et les sentiments sont poussé à l’extrême, à l’unisson des dessins en noir sur blanc de Frank Miller. A la limite de la caricature. Mais avec un tel souffle épique que tout en devient non seulement plausible mais vrai, parfait.
La destinée d’Hartigan fait penser à celle d’un Scarface mais en négatif puisqu’il est un flic déchu pour sa rectitude. Toutefois une même grandeur mythique, un même destin d’exception unie ses deux personnages. Tout au long des 200 pages de ce chef d’œuvre, un plaisir ininterrompu et rare.
cet avis fait suite à celui de déajazz : On ne répètera pas ici les talents de dessinateur et de metteur en scéne que possède frank miller, ni qu\'après la lecture de sin city, on demeure si marqué par ce noir et blanc que l\'on imagine mal, comment apporter plus d\'originalité aprés Miller et Pratt dans l\'usage de l\'ombre, tout cela fut dit et redit. Déajazz déplore la simplicité caricaturale et les contradictions du scénario ; or, nous sommes là dans une bd de l\'excés, un excés assumé et revendiqué, la preuve la plus réussie en étant le dessin (dont l\'épurement constitue un excés). il ne faut donc pas s\'attendre à des nuances : le méchant est méchant et laid ; le gentil a une mission, et la réalise malgrés les six balles. Et c\'est là, la grande force de cette BD : l\'auteur assume parfaitement l\'aspect excessif de ses histoires et semble rejeter tout ce qui n\'est pas conforme à cette idée. Sin CIty est caricatural en effet ; mais quelle belle et jouissive caricature que celle ci ! red neck
30 Octobre 2004
Miller montre tout son talent. Hartigan est un personnager que l'on peut pas oublier. Au niveau grahique je le trouve supérieur aux autres GG
08 Octobre 2004
A la lecture des nombreux avis enthousiastes concernant Sin city, ma curiosité avait été éveillée. Je me suis donc rendu chez mon libraire pour lui demander conseil sur le meilleur album de sin city. Ce dernier m’a dirigé vers le tome 4. Je décidais de le feuilleter et directement, le dessin m’a plu. Ce n’était pas très dur car j’adore les BDs en noirs et blancs. En plus le coté flic, ambiance glauque, je l’avais déjà adoré chez Munoz et Sampayo . En revanche, le scénario est vraiment décevant…Premièrement, le super héros a 60 ans…Ce détail rend cette BD peu crédible car une personne de 60 ans qui se prend 6 balles dans le corps et qui plus est, est cardiaque, n’en réchappe pas. Il ne faut pas déconner quand même. Ensuite, l’idée du fils de sénateur méchant mais alors vraiment méchant me fait hurler de rire. C’est grotesque. Les gens sont beaucoup plus subtils que cela. Et le pompon, c’est le sénateur lui-même pire que son fils…En plus, le pauvre avec une tête pareil comment voulez-vous qu’il soit élu…On est aux Etats-Unis où des acteurs sont élus comme président…J’ai jamais vu qu’on élisait une personne complètement défigurée. En outre, je n’aime pas trop qu’on entretienne ce stéréotype des politiciens mafieux et tous pourris. Pour moi ce n’est pas mieux que les stéréotypes sur les Noirs et les Arabes… Bref, l’histoire manque vraiment de subtilité et ressemble beaucoup trop à du mauvais Clint Eastwood (l'inspecteur Harry). J’aimais bien quand j’avais 15 ans et que je n’arrivais pas à activer plus d’un neurone à la fois. Seul bémol, je dois reconnaître qu’au niveau graphisme, c’est vraiment original avec là des idées subtiles… deajazz
08 Janvier 2004
Très decevant: après un 1er tome de qualité, il y a que la violence qui reste. Rui Cartaxo
25 Juin 2003
Le meilleur Sin City après le premier. Même si la démarche de Miller comme "artiste" est plus que cohérente avec les autres Sn City il déçoit et sombre dans des faciliter scénaristique à pleurer. Le dernier volet de la série (pas encore traduit) est une autoparodie peu amusante et surout j'espère qu'il ne croyait pas que ça le serait. Avec "Cet enfant de salaud", il marque le Sin City le plus noir et le plus dure et le temps de ce volume on trouve enfin un type qui aurait pu tenir tête à ce pauvre Marvin. Justin
23 Octobre 2002
Magistral, grandiose. Disons-le: ça frise la perfection... Eric
22 Mai 2002
un des meilleurs Sin city !! on aime ou on aime pas !!! moi j'adore stephane