Vagabond T. 6
Vagabond n°6
Une fuite déshonorante
Miyamoto affronte Ishun, deuxième maitre-abbé du Hozoin et grand maître d'arts martiaux. Mais le doute et la peur envahissent son esprit… Et le combat à mort entre les deux adversaires semble, pour la première fois, s'engager en sa défaveur.
Miyamoto se réveille, recouvert de bandages dans la demeure du fameux In'ei mais il n'arrive pas à se souvenir de l'issue du combat. Jusqu'au moment où Jotaro, son jeune "disciple" se présente devant lui pour se retirer de son service car il n'a jamais voulu apprendre à fuir. Et oui, non seulement Miyamoto a perdu le combat mais en plus il a fuit devant la mort en n'acceptant pas son destin. Le choc est énorme. Mais très vite il décide de reprendre l'entraînement. Pourtant la chose n'est pas simple car il doit occulter de son esprit sa peur, cette peur nouvelle d'avoir à affronter un adversaire qui semble imbattable.
Voilà déjà 6 volume que Takehiko Inoué nous conte le destin de Miyamoto Musashi tiré d'un roman d'Eiji Yoshikawa et force est de constater que nous avons là une œuvre hors norme de la part de cet auteur.
Tout d'abord pour le dessin réaliste et parfois "expérimental" d'Inoué. On est à 100 lieues de son Slam Dunk, autre manga très connu du même auteur ayant lui pour sujet le monde du basket : à part quelques expressions caricaturales, le trait d'Inoué est méconnaissable et se rapproche plus de celui d'Hojo par certains côtés. Le tout est bien plus beau et bien plus léché et il se permet même dans certains tomes d'expérimenter différentes techniques graphiques (pinceaux, lavis, plume, peinture… ) donnant un côté plus mature à son travail. Et même si c’est avec plus ou moins de réussite, l'œil exercé ne pourra qu'apprécier ces tentatives tellement rares chez un auteur de manga.
Pour le scénario, Takehiko adapte de façon très libre le roman de Yoshikawa en développant, peut être plus que nécessaire, les scènes de combat comme celle du dojo ou le combat contre Ishun. Mais il n'en reste pas moins que sa version est très agréable à lire. Ses personnages sont charismatiques à souhait, les combats menés de mains de maître et le côté philosophique de l’histoire apporte à ce manga un aspect indéniablement plus adulte.
Malgré une note moyenne, ce tome ci n'est pas plus mauvais que les précédents. Mais on a plus affaire ici à un tome de transition avec tout les défauts inhérents que ça comporte - temps mort… - mais aussi ses qualités - retour d'anciens personnages et mise en place plus accentuée de l'histoire.
En somme un tome correct pour une série excellente dont on attend la suite… mais aussi la conclusion avec impatience.
Stéphane
27 Mars 2002
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T. Inoue
T. Inoue
N&B
Editeur : Tonkam Fevrier 2002 - 204 Pages
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