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IRS T. 4
Narcocratie
Un percepteur qui a du souffle...
Larry B. Max, l’agent spécial du fisc américain (ou IRS) a obtenu de poursuivre sa proie au Mexique. Il faut dire que l’enjeu est de taille : Ryan Ricks est un financier d’envergure spécialisé dans le blanchiment de l’argent sale et en passe de racheter certains cartels de la drogue. Derrière le sinistre personnage doivent en fait se dissimuler de puissants intérêts, les sommes mises en jeu par ces rachats flirtant avec les valeurs des plus belles OPA boursières… Contraint de coopérer avec la police locale, il va tout de même tenter d’arraisonner ce citoyen américain - donc redevable de ses impôts à l’oncle Sam - avant qu’il ne redisparaisse dans la nature pour quelques années.
I.R.S. a fait l’actualité cet été. Grâce à une initiative de Philippe Guillaume, le responsable des pages financières des Echos, le respectable journal financier s’est ouvert cet été 2002 aux petits Mickeys et à cette série dont le thème semble avoir été choisi spécialement pour ce journal. Une bien belle opération qui contribue à sortir un peu plus la BD de son carcan habituel. D’autant qu’il semblerait que les ventes du journal en aient bénéficié. La BD fait vendre, même les cours de la bourse !
Sur un créneau pourtant encombré, IRS est une série assez originale dans son principe et semble-t-il bien documentée. Même si certaines révélations font froid dans le dos et demanderaient à être recoupées tellement elles sont dérangeantes. Par exemple : la crise mexicaine aurait en fait été un avertissement des cartels de la drogue au gouvernement mexicain pour qu’il ne leur cherche pas de noise. Car l’argent recyclé de la drogue est partout. Il circule lui aussi sur les places boursières au même titre que les quelques malheureux euros de votre PEA.
Malheureusement avec Narcocratie, l’histoire est toute entière tournée vers l’action. Plus d’opération à la Loch Ness mais des courses poursuites, des coups de feu… On s’attendrait à davantage de doigté de la part d’un agent tel que Larry Max. Heureusement que tout ça est parfaitement mené avec des dessins un peu froids mais efficaces et bien relevé par les couleurs de « Coquelicot ».
J’attends plus de cette série avec son personnage central désintéressé mais pas tout à fait lisse comme viennent intelligemment le suggérer ses conversations répétées avec une professionnelle du téléphone rose… Moi je préfère les fonctionnaires zélés aux riches héritiers séduisants et sans scrupules… Mais je souhaiterais qu’ils se servent plutôt de leur intelligence que de leurs muscles !
Vincent
05 Septembre 2002
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S. Desberg
Vrancken
Coquelicot
Editeur : Le Lombard Collection : Troisième vague Aout 2002 - 46 Pages
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 © 2002 Vrancken, Coquelicot, S. Desberg - Le Lombard
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09 Janvier 2009
Tyler87
11 Mars 2003 TRES TRES MAUVAIS. a éviter absolument. annette
18 Fevrier 2003 je trouve ca vraiment genial bravo au dessinateur et au scenariste titou
09 Septembre 2002 Le 4ème tome d'IRS et on reste toujours un peu sur sa faim. Attendue comme un anti-Largo Winch de par son contenu, je reste déçu par le traitement trop lisse des affaires comme du dessin. Les albums 3 & 4 font penser à Traffic (le film) mais sans en atteindre la hauteur et même si la série se creuse peu à peu une place à part, elle innove peu et reste une consommation grand public trop terne pour se créer une vraie notoriété. Raleur |
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