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Exterminateur 17
Chef d'oeuvre remis en couleur
Le Consortium domine l’univers grâce à une armée d’exterminateurs, androïdes de guerre reproductibles en grande série. Ces êtres synthétiques sont l’œuvre du Maître. Lors de l’attaque du planétoïde Novak, le vieil homme repère parmi les combattants cybernétiques envoyés un exterminateur modèle 17. Cette génération a été la première de grande série et la dernière à utiliser le patrimoine génétique du Maitre. Le vieillard est bouleversé par cette image de l’homme fort qu’il était à trente ans. Cette émotion a raison du corps usé du savant qui s’effondre. Pendant ce temps l’armée d’invasion a été irrémédiablement désactivée, le gouvernement de Novak ayant accepté les conditions du Consortium. Au moment de la mort du Maître, l’exterminateur 17 revient à la vie. Le vieux savant a un nouveau corps pour partir en quête de sa rédemption.
Les humanoïdes Associés ont entrepris une réédition des meilleurs de titre de leur catalogue et pour notre bonheur, Exterminateur 17 en fait partie. Ce conte de science-fiction du début des années 1980 possède une originalité et une richesse que l’on avait peut-être un peu oublié. Certes, certaines des premières scènes sont un peu lourdement explicative (ce qui fait d’exterminateur 17 un des rares albums de Bilal parfaitement limpide dés la première lecture) mais cette quête d’un vieillard redevenu jeune pour libérer ses créatures est passionnante. L’histoire est aussi l’occasion pour Bilal de développer un de ces univers futuristes baroques et désespérés dont il a le secret. La plus haute technologie côtoie la barbarie et tout semble corrompu dans cette galaxie sujette à des crises de démence.
Graphiquement c’est un plaisir de retrouver cette œuvre un peu ancienne totalement recolorisée. L’usage des techniques informatiques donne une nouvelle jeunesse à cette album. La palette est plus harmonieuse et les couleurs plus riches que dans l’édition originale. Les planches sont plus sombres, plus proches de l’univers évoqué, tout en gagnant en lisibilité. La palette numérique a permis des effets de lumières, de transparences ou de fumée qui animent les planches d’une nouvelle vie. Cet album est l’alliance de la froideur de la couleur informatique avec le dessin rugueux de Bilal qui se caractérisait à l’époque par des modelés en hachures nerveuses. L’association fonctionne bien, évoquant à la fois un univers technologique déshumanisé et le coté organique et corrompu d’un monde déglingué. Ce travail est une exceptionnelle réussite et montre l’importance de l’apport du coloriste.
Alors, nouveaux lecteurs ou vieux routards, n’hésitez pas à découvrir ou redécouvrir ce superbe album.
Gwael
15 Aout 2002
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J. Dionnet
E. Bilal
E. Bilal
Editeur : Humanoïdes Associés Avril 2002 - 64 Pages
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 © 2002 E. Bilal, J. Dionnet - Humanoïdes Associés
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17 Octobre 2003 trés beau, à en contredire le critique ci-aprés à la parole lourde.j'ai beaucoup aimé. Avec respect intégral pour l'auteur, je dirais que c'est à la sauce ancienne que les pages défiles. simplement merveilleux. ju...
20 Novembre 2002 pur bomb zeus
01 Octobre 2002 juste un parcequ'a l'origine c'etait bilal le desinateur. mais là avec des couleurs aussi crades c'est une reedition pour tuer des arbres c'est tout. je suis persuadé qu'en allant avec ça chez un editeur le type il vous fout dehors.
et aurait raison!
pourtant l'edition originale etait si bien... l'es ambiances colorées vous emportaient si loin... et vlan! il a fallut pour remplir les caisses saloper tout ça avec des couleurs "à l'ordinateur" pour faire jeune. parceque moi j'aime bien l'ordinateur quand on sait s'en servir et c'est vrai que c'est pas simple voir peut etre autant que de l'acrylic ou de l'aquarelle. avec painter on fait des choses si chouettes! mais là les puristes du pinceaux vont pouvoir crier haut et fort "à mort ces machines qui deglinguent tout!". cette version me fait l'effet d'un reportage sur tf1 au sujet de l'internet où ils se bornent à crier à tout boud de champs que c'est que du cul et des pedophiles!
bref faut arreter de dire des betises!
cette version est lamentable et franchement moche.
wilizecat wilizecat |
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