Le Vent des Dieux T. 15
Le Voyage merveilleux
Album Chewing gum
Tchen Qin, Marco Polo et ses compagnons ont enfin été autorisés à partir par le Khan Koubilaï. Ils doivent amener une jeune princesse au neveu de l'empereur, ensuite, ils seront libres de leurs mouvements.
Le vent n'est pas au rendez-vous, la flotte a du mal à avancer depuis de nombreux jours, la rumeur court que c'est la faute de la princesse Gogatra si le temps s'acharne ainsi contre eux. On l'a dit un peu sorcière, et les femmes portent malheur sur les bateaux... C'est dans cette ambiance que Chen Qin et la jeune femme font connaissance. Mais elle, le connait déjà. C'est lui qui l'avait faite prisonnière quelques années auparavant. Elle a grandit, elle est maintenant une femme, et elle désire Chen Qin. Au moment où le fil de la discussion l'amène à lui demander de faire souffler le vent, la vigie annonce une risée qui se transforme vite en un fort vent de terre. Lorsque le vent se calme, le convoi est en plein milieu de l'immense étendue d'eau, les côtes ont disparu.
Je me demande quand Le Vent des Dieux va enfin prendre fin. Enfin car cela fait plusieurs tomes que je ne vois plus de réelle avancée du thème originel. Cet album, comme la plupart des précédents depuis la mort de de la femme et de la fille du héros, met en scène une nouvelle fois les errances de Chen Qin, ancien Samouraï devenu mercenaire, qui a attaché son destin à celui de Marco Polo, obsédé par cette promesse qui est le fil conducteur de ces derniers développements : le paradis.
J'avais aimé l'environnement exotique et dépaysan de la première partie de cette aventure, elle nous avait fait entrer dans l'univers plein de violence et de superstitions du japon médiéval, avec ses codes d'honneurs, ses costumes, ses lois et coutûmes. En quittant sa terre d'origine, je trouve que Chen Qin a perdu de son envergure, il devient insignifiant, encore plus que lorsqu'il se prenait pour un lapin !
Cothias est le spécialiste des longues sagas. De toutes celles que j'ai commencé en même temps que celle-ci, Le Vent des Dieux est la seule que je continue. Les 7 vies de l'épervier et ses multiples séries satellites ont eu raison de moi. Je souhaite au Vent des Dieux de trouver rapidement une fin pour ne pas perdre définitivement tout son parfum, comme une histoire chewing gum sur laquelle on peut tirer un fil de plus en plus long, mais malheureusement, de plus en plus fin.
Isa
23 Octobre 2002
|
P. Cothias
T. Gioux
Editeur : Glénat Collection : Vécu Mai 2002 - 48 Pages
|