Grégor Kyralina T. 1
Amour empoisonné
Belle à en perdre les bras...
Maria, jeune et belle artiste peintre ressemble à s’y méprendre à une statue qui va disparaître mystérieusement : la Vénus de Carmagno. Comme notre héroïne passe d’une relation amoureuse à une autre, balançant sans ménagement ses amoureux, son ami Emile, pickpocket bohème, lui conseille d’aller voir un psy. Il vient justement de rencontrer un psychothérapeute, Gregor Kyralina, qui est clown à ses heures perdues et à qui il apprend quelques-uns unes de ses petites combines.
On est vite touché par la profondeur et la complexité des protagonistes créés par Makyo, par ailleurs scénariste de la fameuse «Balade au bout du monde». L’intrigue est parsemée de situations cocasses et poétiques mais cela ne l’empêche pas de fonctionner parfaitement. La scène d’ouverture, par exemple, où Gregor est obligé de rentrer chez lui en métro encore habillé avec son costume de scène (car Emile lui a volé ses vêtements civils) est particulièrement réussie.
D’autre part, le dessin clair et vivant de Michel Méral (aux antipodes de «Cœur Brûlé», sa précédente série scénarisée par Patrick Cothias, où il s’essayait à un style plus expérimental) nous invite agréablement à la lecture de ce polar tendre et consistant : il est réalisé avec finesse et sensibilité et rappelle certaines comédies hollywoodiennes ou certains polars faussement simples des années 50.
Gilles
11 Septembre 2002
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Makyo
M. Méral
Editeur : Glénat Collection : Grafica Aout 2002 - 48 Pages
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