La Veuve blanche
Veuve, mais pas trop
Un accident de voiture ; Valérie, une jeune femme, s’en tire indemne, tandis que son mari meurt. Valérie se retrouve veuve à seulement dix-neuf ans. Elle n’a alors de cesse de fuir : son beau-frère, la France, sa vie précédente, son corps… Le frère de son défunt mari engage un détective qui la suit à travers l’ensemble de ses périples, perdant parfois sa trace et la retrouvant par l’intermédiaire des cadavres de ceux qui ont croisé sa route.
Assez vite, on se désintéresse de cette histoire de jeune bourgeoise frappée par le destin. Puis à force d’accumuler les éléments sombres, Paul Gillon nous fait entrer de nouveau dans son histoire. Oui, son personnage principal est fort et n’est pas une femme fatale ordinaire : elle l’est en quelque sorte par défaut. Mais plus les pages se suivent, plus cela possède un goût de déjà vu, rappelant furieusement le film Mortelle randonnée (1982) de Claude Miller, lui-même adapté d’un roman de Marc Behm. Ainsi, de certaines péripéties à la fin, en passant par quelques personnages, cet album paraît parfois être un décalque de ce film. Mais au lieu que le personnage soit une femme brune comme l’est Isabelle Adjani, il s’agit d’une blonde évanescente ; cette variante est intéressante puisqu’elle permet de jouer sur la fausse image de Vierge du personnage. Mais les clichés sont trop nombreux et vivaces pour vraiment raviver l’intérêt de ce récit.
Boris
01 Mai 2002
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P. Gillon
P. Gillon
P. Gillon
Editeur : Dupuis Collection : Aire Libre Mai 2002 - 80 Pages
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