Rubine T. 8
96 heures
Les disparus sont de retour
Gale est femme de milliardaire. Mais, délaissée par un mari trop occupé, elle commet l’adultère… Prise de panique dans le noir, elle tire au hasard et tue son amant. Condamnée à mort, elle disparaît dans un accident d’avion lors de son transfert vers un autre établissement pénitencier. Douze ans plus tard, Rubine, la jolie flic de Chicago trouve, chez le maire de la ville, les empreintes de la pécheresse.
C’est sûr, condamner à mort une femme pour avoir tiré sur son amant dans la panique, c’est un peu dur, même aux Etats Unis. Mais là ne réside pas le principal écueil de cette BD pourtant a priori alléchante : qui ne connaît pas François Walthery et sa pulpeuse Natacha ? Retrouver son style qui réussit – comme celui de Dany – l’exploit d’être à la fois « gros nez » et sensuel ne peut être qu’une bonne nouvelle. Assisté par Dragan de Lazare, ses dessins sont toujours aussi vifs et enjôleurs, parfaitement mis en valeur par les couleurs de Boyan, même si certains personnages ont parfois le visage trop dur et pas forcément identique d’une case à l’autre.
Mais, aussi sexy soit-elle, Rubine possède un pouvoir de séduction bien inférieur à celui de sa glorieuse aînée adepte des émotions en altitude. Rien à voir là avec sa plastique irréprochable. Non, le problème, c’est la personnalité dont elle est affublée : elle ne sourit jamais aux hommes, râle tout le temps… Pas fréquentable pour deux sous. Et pas mise en valeur non plus par un dévoué amoureux platonique tel que le malheureux Walter.
Et si l'intrigue n’est pas inintéressante, la façon de la raconter, elle, est catastrophique : il faut patienter 20 pages, subir une fête de la police, une séance d’essayage de vêtements – comme si accompagner ma femme le samedi n’était pas suffisant ! - avant d’arriver au cœur du sujet… Les dialogues sont inutilement longs et verbeux, sans apport ni à l’intrigue ni à la consistance des personnages. Ce type de série se doit d’être dynamique, enjouée, coquine. Le rythme de Rubine est au contraire lourd et pataud… Jusqu’à la couverture qui présente une scène tappe-à-l’œil qui n’existe pas dans le livre. Cruelle déception !
Vincent
18 Septembre 2002
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Mythic
D. de Lazare, F. Walthéry
Editeur : Le Lombard Aout 2002 - 44 Pages
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