Alvin Norge T. 3
Lucyber
Au nom du cyber père
Alvin et Olga passent ensemble une après-midi "récréative" (interdite aux moins de 18 ans ;-) et profitent d'un moment de récupération pour regarder une vidéo que Crayfish, le petit copain d'Olga, lui a recommandé de montrer à Alvin. Cette vidéo met en scène Kimberley en pleine dispute avec un personnage rondouillard qui ressemble à Nathan Burcley, surdoué pris en charge par Mashram le gourou de la Secte Damoclès, pendant son enfance. C'est donc en tenue d'Eve qu'Amandine Chu découvre les tourtereaux volages, on ne devrait jamais rentrer chez soi plus tôt que prévu sans prévenir...
Quelques engueulades plus tard, Olga est partie précipitamment et Alvin a ouvert le colis que le livreur a donné à Amandine lorsqu'elle arrivait chez elle. Il contient du matériel pour jouer et une invitation à se rendre sur une adresse du web pour participer à un jeu en 3D. Alvin ne résiste pas à la tentation et le voici maintenant connecté. Mais alors qu'il avance dans le jeu, l'écran renvoie seulement une fenêtre de loading affublé du logo de ... la secte Damoclès. A travers ses lunettes, Alvin a trouvé une boite qui ressemble à un incubateur, il contient un bébé, et cela ne fait aucun doute, LE bébé d'Alvin et Dolorès, suicidée par le feu au tome précédent. Soudain, Dolorès apparait dans son champ de vision, elle lui demande de se rendre à Hong Kong où le bébé a besoin de lui. Kimberley surgit alors et interrompt brutalement la partie de ce qui ressemble de moins en moins à un jeu.
A Hong Kong, une jeune femme prend soin d'un bébé dans un studio 3D, LE bébé. Nathan Burcley apparait sur les écrans qui ornent les murs du studio.
Waôô. Un conseil, ne lisez pas cet album au moment d'aller vous coucher, il vous faudra toute votre lucidité pour enregistrer la quantité d'informations et d'événements que Lamquet nous livre ici. Le scénario de Lucyber fuse de tous cotés, il règne dans ces pages une tension permanente, colère, dispute, peur, fusillades sont présents sur presque toutes les pages. Chris Lamquet fusionne ici le monde réel et virtuel, donnant à ses personnages la capacité de se matérialiser sous leur vrai jour ou sous la forme de leur entité virtuelle, un damocle. Damocle comme Damoclès bien sûr. Mashram est donc allé très loin dans ses expériences quantiques, le risque qu'il représente prend toute sa dimension. Nous sommes au point d'orgue de l'histoire.
Si le scénario est de haute voltige, je n'en dirai pas autant sur le graphisme que j'ai trouvé très compliqué et torturé, même s'il reste toujours de style réaliste, et surtout les couleurs très sombres. J'ai eu l'impression de traverser un album de nuit. Cela rajoute certainement à la tension de l'album, mais cela fait aussi des pages lourdes où on est en permanence acaparé par les images et les textes (j'aurai jamais du lire l'album avant de de dormir...). Le bon coté de cette remarque est que Lucyber est un album qui gagne a être lu et relu, et semble s'améliorer à chaque fois.
Isa
23 Octobre 2002
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C. Lamquet
C. Lamquet
C. Lamquet
Editeur : Le Lombard Collection : Troisième vague Octobre 2002 - 48 Pages
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