Le Lièvre de Mars T. 7
Il court, il court....
Est-ce vraiment utile de vous raconter l'histoire de cet album ? Si vous ne connaissez pas cette série, sachez qu'il vous faut absolument aborder cette série par son début, le tome 1. Et si vous avez déjà dévoré les 6 premiers tomes, pourquoi vous déflorer les rebondissements de cet album ? Non, il est plus utile de vous indiquer la trame de la série, car c'est une seule et même histoire qui est racontée au fil des 7 albums. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser en feuilletant rapidement ce 7ème album, ce n'est pas fini !
David, scientifique de très haut niveau, est rescapé en mer au large de l'Europe. Dès son apparition, il subit un harcèlement continu de la part d'ennemis aussi décidés que mystérieux. Heureusement, comme c'est le héros, il en réchappe toujours, mais au prix de véritables carnages. Il en devient un présumé terroriste, recherché par toutes les polices du monde. Pourquoi cet acharnement ? Est-ce parce qu'il se souvient avoir vécu et travaillé sur Mars ?
Dans cet album, David se rapproche très près du mystère, grâce à une manifestation réunissant tous les fous affirmant avoir vus des extra-terrestres. Et ils sont nombreux aux Etats Unis !
Que penser de cette série de Cothias ? Que, comme toujours, il raconte les histoires avec une efficacité rare, qu'il accroche le lecteur par d'innombrables rebondissements. Que l'on pense inévitablement à Blueberry et à XIII (d'ailleurs le président des Etats Unis est là aussi mêlé au mystère !). Sauf, qu'avec Cothias, presque immanquablement, l'histoire dérape sur des propos métaphysiques et ésotériques, l'intervention de forces surnaturelles. On a même droit dans cet album à un cours sur la symbolique de Mars ! Le lecteur navigue alors entre la soif de connaître la fin et l'agacement de voir que l'histoire ne reste pas sur des bases plus cartésiennes.
Cothias a un autre immense mérite : celui de donner sa chance à des dessinateurs non réputés tout public tels Dominique Hé ou Marcelé et de les faire découvrir ainsi au plus grand nombre. Si le dessin de Parras, à mi-chemin entre réalisme à la Dan Cooper et expressionnisme, ne m'a pas séduit l'oeil immédiatement, je prends maintenant un rare plaisir à le lire. Une partie du mérite en revient au coloriste, Alfredo Sommer dont les couleurs s'harmonisent parfaitement au graphisme de Parras.
Isa
23 Aout 2000
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P. Cothias
A. Parras
Editeur : Glénat Collection : Grafica Juin 2000 - 48 Pages
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