Le Cadet des Soupetard T. 7
L' Ane en culotte
Un grand-père d’perdu, un camp secret des indiens d’retrouvé
Soupetard est content : le voilà qui part en vacances au mois de février ! Mais comme lui explique Brigitte, sa sœur, en fait ce ne sont pas vraiment des vacances : ils vont à l’enterrement de pépé Just. Mais Soupetard, lui, ce qui l’intéresse le plus, c’est la lampe torche qu’il vient d’acquérir par correspondance et avec laquelle il peut faire le jour et la nuit. Arrivé à bon port, Soupetard retrouve son complice de vacances et d’aventures : le bien nommé Millemouches qui vient de réparer un petit bateau. Le tandem s’embarque dessus à la recherche du « Camp secret des indiens » indiqué sur une carte trouvée dans un coquillage que pépé Just a laissé pour Soupetard avant de partir.
Avec la tendresse, la poésie et le zeste de cruauté liés à l’enfance, l’univers du Cadet des Soupetard a toujours été très touchant, mais ses aventures n’étaient finalement jamais à la hauteur de cet univers, L’arbre au Pierrot excepté. Avec ce septième tome, Éric Corbeyran signe un scénario tranquille et délicat sur un sujet casse-gueule - la mort d’un grand-père -, ne mettant pas trop d’éléments, mais poussant jusqu’à son terme chaque situation et chaque rôle d’un personnage. Quant au dessin d’Olivier Berlion, il est magnifique, distillant très justement une sorte de mélancolie insouciante attenante à l’hiver, aux villes de la côte atlantique en cette saison et au moment que vit Soupetard : l’enfant n’est ni désintéressé, ni vraiment touché par ce qui se passe. Ce tome est celui que nous attendions depuis longtemps ; il reste à espérer qu’il ne faudra pas trop de temps pour en lire un autre aussi fort.
Boris
18 Septembre 2002
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E. Corbeyran
O. Berlion
O. Berlion
Editeur : Dargaud Septembre 2002 - 48 Pages
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