Dottie s'en est sortie ! Elle a profité du crash de l'avion qui la ramenait d'URSS pour échapper à la vigilance de Jeff Chouinard, l'homme de main de Howard Hugues. Démunie, elle donne rendez-vous à la seule personne susceptible de l'aider : Milton, le créateur de Poison Ivy. Transformée à l'image de l'héroïne de papier, elle espère que Milton va être suffisamment impressionné par ce face à face avec son fantasme pour l'aider sans faire d'histoires. Mais l'effet de cette rencontre est si violent que Milton devient exigeant... Dottie réussit à s'enfuir et est recueillie par Gladys, espion communiste.
Le monde n'en finit pas de s'écrouler autour de Dottie. Chouinard l'a retrouvée et souhaite l'aider, mais le brave homme est tué lors d'un affrontement avec les hommes d'Howard Hughes. Son mari rentre d'URSS, mais il semble avoir choisi une autre femme. Même Gladys finit par se suicider devant les agents venus l'arrêter... Ses vieux souvenirs (vieux démons ?) n'en finissent pas de se rappeler à elle. A tel point qu'elle se rendra elle même chez Howard Hughes pour remplir sa part de contrat : réaliser son fantasme...
La fin de ce deuxième cycle des aventure de Dottie, alias Pin-Up est un rien décevant. Le dessin est resté très régulier depuis le début de la série, mais le personnage de Dottie aurait gagné à vieillir un peu. Coté scénario, je confirme mes impressions du tome 5. Trop de ficelles à suivre, trop de lieux communs, trop... Certes, la société américaine est pleine de contrastes et de contradictions. Certes, le propos de cette deuxième époque est de nous offrir une immersion dans l'amérique de l'après guerre. Mais à trop miser sur l'action, le récit perd sa cohérence.
Comme parfois avec les suites de séries, je préfère le premier cycle. Misons que le troisième cycle intitulé Las Vegas saura retrouver le feu sacré de la Pin-Up originelle...