Banana fight T. 1
Le Choc des titans
Mélange de genres
Pamela, Donkey ( version parodique de Tintin ) et Banana en ont marre des cours et ils ne trouvent rien de mieux que de pendre leur instituteur.
Après avoir fuit, leur chemin croise celui d’une sorte de diplomate français et d’un criminel très recherché : Mariscal. Cette rencontre risque de rendre leur destiné très mouvementée.
Pour tout avouer, en feuilletant cette œuvre, j’ai eut un véritable coup de cœur pour le dessin de Reynès mais en le lisant plus profondément Banana fight m’a réservé de nouvelles surprises !!!
Banana fight, c’est tout d’abord l’histoire d’un univers décalé et déjanté. Quand on feuillette cette bande dessinée, on pense pêle-mêle à un Western où se croisent grosse brute violette, démons et revenants aux pouvoirs dévastateurs. Brrèmaud intègre des faits historiques réels comme la guerre de sécession mais son univers est irréel : ici les chevaux sont remplacés par des autruches, les Indiens se déplacent en Chwals ( mélange entre un tigre et un cheval ) et les revenants en cerbère revu et corrigé. Le plus fort est que tout cela se mélange allègrement sans que les lecteurs se posent la moindre question ce qui prouve que sous des aspects anarchiques, ce monde reste très cohérent.
Le dessin de Reynès illustre parfaitement cette aventure. Son trait fin, arrondi et détaillé fait des merveilles et certaines de ses planches sont vraiment sublimes ( le passage en Enfer est la partie la plus réussie de l’album ). Sa mise en couleur est tout aussi impeccable et colle aussi bien pour les plaines enneigées que pour son Enfer. Le dessin est tellement réussi qu’on n’y trouve franchement rien à dire et ce n’est pas le sketch book, en fin d’album, qui nous fera changer d’avis : Reynès est un auteur à suivre !!!
L’histoire quant à elle, commence doucement comme pour Robin Hood pour s’accélérer tout d’un coup vers la fin, ce qui nous laisse présager de bons moments pour la suite !!!
Banana fight n’est pas une œuvre génialissime mais son ton décalé et le dessin sublime de Reynès en fait une œuvre à découvrir de toute urgence.
Stéphane
16 Octobre 2002
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F. Brrémaud
M. Reynes
M. Reynes
Editeur : Paquet Septembre 2002 - 64 Pages
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