Breakfast after noon
Mon travail c’est ma santé
Angleterre, de nos jours. Rob et Louise vivent ensemble et travaillent dans la même usine de poteries. Lors d’un plan social, ils sont tous deux licenciés. Si Louise cherche tout de suite à se reconvertir - et réussit à le faire dans l’informatique -, Rob refuse obstinément de changer de secteur et de métier, se laissant happer par l’ennui, le dégoût de lui-même et de son existence, s’éloignant peu à peu de Louise et de ses amis.
Sur un thème anecdotique, mais universel, Andi Watson signe une bande dessinée très forte. Structurant son récit autour de la descente aux enfers de Rob, il fait du désenchantement un élément à part entière, tout en ayant toujours un regard tendre - mais sans complaisance - pour ses personnages. S’il est possible de dénicher quelques petites invraisemblances - Louise qui sourit alors qu’elle est censée être en colère -, celles-ci sont sans importance majeure, tant le déroulement global du récit est fin et expressif. Il est ainsi difficile de ne pas se reconnaître à un moment ou à un autre dans l’un des personnages tant les actions/réactions paraissent vraisemblables et sonnent juste.
Boris
16 Octobre 2002
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A. Watson
A. Watson
N&B
Editeur : Casterman Collection : Ecritures Septembre 2002 - 200 Pages
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