|
|
 |
 |
 |
Sambre T. 5
Maudit soit le fruit de ses entrailles
Le dernier des Sambre
Bernard Sambre est mort sur les barricades mais Julie lui a finalement survécue. 9 ans après la révolution qui a fondé l’éphémère 2ème République, elle croupit au bagne de Brest, condamnée à vie pour activités révolutionnaires. L’Empereur souhaiterait la voir s’exiler vers Cayenne comme tous ceux qui pourraient, un jour, menacer son autorité. Bernard-Marie, le fils de Julie et de Bernard, a été recueilli à La Bastide par sa tante Sarah qui souhaite protéger et chérir ce dernier représentant de la lignée des Sambre…
Un album de Sambre, cela se mérite : voilà bientôt un an que l’album aurait dû paraître ! Le livre était initialement annoncé pour fin 2002. Mais croire au planning annoncé, c’était mal connaître le perfectionnisme, les doutes permanents de son auteur, Bernard Hislaire (alias Yslaire) ! Et puis, qu’est-ce un an de retard quand on en a déjà attendu six ? Car à la fin du tome 4, l’auteur annonçait déjà une suite. Impossible donc de l’accuser de vouloir resservir les plats – et remplir son portefeuille – en inventant un second cycle. Sambre lui tient au cœur et aux tripes, on peut le croire quand il le dit. Au point de refaire les couleurs de ses 4 premiers albums…
En pratiquant une ellipse de neuf années, Yslaire a sans doute fait le bon choix : il implante un nouveau cadre, fait évoluer les personnages, laisse le temps de germer à de nouvelles rancœurs. Du coup, le plaisir des retrouvailles n’est pas gâché par un air de déjà vu trop prononcé.
Pour autant, ce cinquième tome se révèle moins palpitant que les précédents : en perdant un des amants maudits, l’histoire a perdu de son romantisme exacerbé pour se muer en une tragédie essentiellement marquée par le destin et la fameuse Guerre des yeux… Et encore, ce premier volet ne constitue-t-il qu’une introduction. Les passions couvent mais ne sont pas encore véritablement à l’œuvre.
Et à la différence du sublissime premier tome de la série (j’ai éprouvé, à le relire, la même extase qu’à l’époque) la narration est bavarde, passe d’avantage par les mots que par les images ou les sensations. Le dessin, quant à lui, est égal à lui-même avec un nouveau choix de couleurs pertinent mais quelques effets de filtre informatique qui refroidissent inutilement les images…
Une série bien loin de déchoir de son piédestal mais dont on attend qu’elle nous bouleverse d’avantage dans ses prochains épisodes.
PS : A signaler le très riche ouvrage La Légende des Sambre qui permet de suivre pas à pas les grandes étapes de la création de cette série mythique… Une histoire presque aussi romantique que la fiction !
Vincent
10 Septembre 2003
Perfectionnisme et sensualité
Les quatre premiers volumes de ce grand mélodrame romantique sur le thème des amours contrariés connaissent une nouvelle présentation (avec couvertures différentes, toutes de rouge, et une meilleure qualité d’impression, surtout en ce qui concerne les couleurs), alors que sort le cinquième tome qui est aussi le premier d’un second et nouveau cycle. Bernard, héritier d’une grande famille bourgeoise aimait Julie la braconnière. Cette fille de prostituée, enceinte de ses œuvres, fut alors injustement accusée d’avoir tué la mère de son amant. Elle donnera naissance, au plus fort de la mitraille, à leurs fils qui lui est aussitôt retiré pour être confié à sa tante, alors que Bernard meurt sur les barricades de la Révolution de 1848. Julie sombre dans la folie et passe cinq années dans un bagne algérien avant d’être envoyée à Brest. Harcelée par le commissaire Guyot et par ses co-locataires de prison, réussira-t-elle à retrouver son unique enfant ?
Voilà un des nombreux développements de ce chef d’œuvre du 9ème art dessiné avec fougue, perfectionnisme et sensualité. Notons que les éditions Glénat consacrent à cette série un ouvrage d’entretiens passionnants (La légende des Sambre) entre les journalistes Jean-Luc Cambier et Eric Verhoest et l’auteur de cette BD flamboyante. Bernard Hislaire (alias Yslaire) s’y livre sans détours, nous confiant tous les affres de la création graphique, scénaristique et éditoriale !
Gilles
01 Octobre 2003
|
B. Yslaire
B. Yslaire
B. Yslaire
Editeur : Glénat Collection : Caractère Septembre 2003 - 48 Pages
|
|
 © 2003 B. Yslaire - Glénat
|
|
 |
 |
 |
 |
| |
04 Fevrier 2007
Raleur
16 Janvier 2007
PascalB
10 Fevrier 2006
laurent
24 Mai 2005 N’étant pas un grand fan de romantisme et encore moins de l’époque (Paris et la révolution au 19ième siècle), de ses costumes et du type de narration, il m’est impossible de crier au chef-d’oeuvre pour cette série ! Je mentirais néanmoins en disant que le dessin tout de noir (mort) et de rouge (amour) n’est pas fantastique, accrocheur et en symbiose avec un excellent scénario et une ambiance tragique, envoûtante et romantique ! C’est ce dessin et les personnages bien développés qui m’ont fait accrocher à l’histoire, à l’ambiance et à la série !
Je me réjouis donc de ce cinquième tome moins romantique que les précédents. De plus, ce premier tome d’un second cycle annonce un exile vers Cayenne, loin de Paris et de sa révolution. Une thématique différente et un changement de décor tout en restant dans la lignée sombre de la série, ça promet !
yvan
14 Janvier 2005 les dessins sont toujours aussi beaux et mystérieux.La mort de Bernard enlève quand même quelque chose à l 'histoire.J 'en serais presque tombée amoureuse.lol.Sinon,j 'attends la suite avec impatience didine
Lire les 8 avis restants
|
|

© 1998-2008 - BD Sélection
|
|
|