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Giacomo C. T. 13
La Fuite
Sainte famille
Ca devait forcément finir par arriver : la Fiammina a perdu le duel. Giacomo est vainqueur, il exige l'enjeu du combat, il attend la Fiammina ce soir chez lui. De retour en ville, il rencontre le Baron Rudder, ébahi de le voir en vie. Dans l'esprit du baron cela ne fait aucun doute, la Fiammina a fini de nuir. Il entre logiquement dans une colère noire quand Giacomo l'assure que ce n'est pas le cas, et décide d'aller de nouveau se plaindre auprès de San Vere. Cette fois, la mesure sera radicale. Puisque le séducteur s'est laissé séduire, ce sera un vrai tueur qui sera envoyé sur la route de la belle, et ce tueur s'appelle "la Hache".
Giacomo et la Fiammina sont très loin de ces manoeuvres. Ce soir ils vont s'aimer. Tard dans la nuit, Giacomo décide de tout avouer à la jeune femme : leur mère, le frêre abandonné élevé par une grande famille Vénissienne, elle est sa demi-soeur... Le monde semble s'écrouler autour d'elle, sa soif de vengeance sur les hommes est comme aiguisée, elle se concentre sur le père de Giacomo, le Comte Lodi.
Le mot FIN écrit sur la dernière page de ce tome résonne comme un aboutissement. "La Fuite" en effet achève la quête de Giacomo. Dans le tome précédent, il gagnait une mère et une demi-soeur, cette fois-ci, c'est un père. La nature profonde de notre héros ne va pas disparaitre pour autant, et on peut penser que nous retrouverons ce séducteur dans de nouvelles aventures, non, il ne s'agit pas de cette fin là. C'est plutôt la fin d'un tourment profond qui avait vu le jour dans les superbes et dramatiques tome 1 et 2 (les meilleurs à mon avis) et qui s'achève ici avec la découverte d'une famille. Giacomo avance dans cette aventure comme s'il était guidé par une force inexorable, aux cotés de la Fiammina il exploite ses influences, joue de ses relations ou de son épée selon les circonstances, et ceci toujours dans un même but : avancer. L'intensité de l'album s'en trouve renforcée, il s'inscrit comme un chapitre fort des aventures de Giacomo.
Un bémol cependant concernant les états d'âmes de notre héros après qu'il eut gouté aux charmes de sa demi-soeur. Ce n'est pas tellement l'aspect incestueux qui prète à discussion - à cette époque il n'était probablement ni rare ni réellement condamné - mais plutôt l'appitoiement sur lui même dont fait preuve Giacomo. Pauvre petite chose, on dirait Parmeno ! Mais bon, je lui accorde volontier un moment d'égarement, surtout s'il ne dure que 2 pages !
Isa
29 Janvier 2003
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J. Dufaux
Griffo
Griffo
Editeur : Glénat Collection : Vécu Janvier 2003 - 48 Pages
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 © 2003 J. Dufaux, Griffo - Glénat
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